Massacre dans le Périgord Noir, juin 1944
Les archives communales réservent parfois des surprises.
En effet Mr Patrick Salinié maire de Saint-André-d’Allas (450 habitants environ en 1945) 900 actuellement, près de Sarlat (Dordogne) en a bénéficié.
photo arrnb
Voulant mettre un peu d’ordre dans les affaires communales, les archives en particulier, il fait appel à une archiviste professionnelle.
Cette dernière fait une découverte inattendue et surprenante : le cahier de présence des élèves de l’instituteur, Mr Lucien Fayout.
Il est noté :
Lundi 26 juin matin, une colonne allemande approche du village. Avec ma classe nous partons nous réfugier, dans les bois proches.
Des résistants d’un groupe franc tente de la freiner, voire de l’arrêter sur la départementale D25 au lui-dit « La Garrigue ». Peine perdue, l’ennemi supérieur en nombre et mieux armé, s’impose.
Hélas cette initiative provoque des représailles de la part de la Wehrmacht/SS, des fermes sont incendiées et ce seront 11 civils qui seront passés par les armes.
Dont : Emmanuel Pereira 48 ans près du cimetière
Firmin Cantelaube 68 ans à la Boyne
Les trois suivants torturés et fusillés au pont des Rhodes.
Norbert Renaudie 40 ans
Vladimir Carves 35 ans
Albert Cheilat 24 ans
Le 27 juin l’ennemi revient, incendie la maison « Couzinou » où furent trouvées des armes : un maquisard FFI Jean Monteil, capturé près de Ventejol, hameau voisin, sera fusillé.
Une stèle à La Boyne et Puymartin.
Sources : divers sites internet

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