Jeanne BARILLON, institutrice résistante.

Née Charbonnier à Charenton le Pont (Seine) le 29 octobre 1893.

Les élèves de CE2, CM1 et CM2 de l’école de l’Épine (Ile de Noirmoutier en Vendée) face à une plaque dédiée à cette femme et apposée dans leur classe vont enquêter puisque cela entre dans le programme d’histoire.

             Jeanne et son frère Emilien

Ils ont déjà visité cette année « La butte des fusillés1 » à l’occasion du rallye de la liberté (21 et 22 mai dernier à Chalons en Champagne) et avec leur professeure Pauline Neyret, vingt-cinq élèves vont s’appliquer à remonter le temps.

Ils vont ainsi, à la librairie « La bouquinerie », 30, allée du château, rencontrer Lucien Caqué, 93 ans, ex-artisan de la localité, ancien élève de cette vaillante institutrice. Il répondra à pas moins de 70 questions posées par nos enquêteurs en herbe.Celui-ci va égrener ses souvenirs de l’époque où les troupes allemandes occupaient la région. En particulier le moment tragique de l’arrestation de Jeanne Barillon, résistante, le 17 janvier 1944, qui sera déportée à Ravensbrück où elle sera le n° matricule : 44609. Elle y décédera en 1945.

                                                                                          Les élèves de l’époque

 

                l’école en 1944 

Elle était résistante, tout comme son mari Emilien en 1942 au CDLR-BOA2 dont le chef était Robert Tritant.

Jeanne avait débuté sa carrière d’institutrice en 1915-1917, à Préfontaines (Loiret), 300 habitants,

Ensuite de 1917 à 1931, à Sermaise (Marne), village de 450 âmes environ,

Pour terminer à L’Épine (Ille et Vilaine), 1550 habitants, comme institutrice puis directrice de l’école communale et secrétaire de mairie, comme souvent à l’époque.

Plaques mémorielles : École Normale d’institutrices de Chalons en Champagne.

Inscription monument aux morts de la commune de l’’Épine.

             Le monument et l’inscription

Un square à Reims « Victimes de la gestapo »

 

 

Distinctions :  Médaille de la résistance.

Titre de combattante volontaire de la résistance.

 

 

 

Notes :  

1°) ancien stand de tir de 1937. Condamnés par le tribunal allemand de Rennes, 76 hommes y furent fusillés pendant la période 1940 -1944. Dont i25 résistants passés par les armes le 30 décembre 1942 matin.

2°) Ceux De La Résistance-Bureau des Opérations Aériennes

 

Sources : divers sites internet.

Aller au contenu principal