Jeanne BARILLON, institutrice résistante.
Née Charbonnier à Charenton le Pont (Seine) le 29 octobre 1893.
Les élèves de CE2, CM1 et CM2 de l’école de l’Épine (Marne) face à une plaque dédiée à cette femme et apposée dans leur classe vont enquêter puisque cela entre dans le programme d’histoire.

Jeanne et son époux Emilien

Ils ont déjà visité cette année « La butte des fusillés1 » à l’occasion du rallye de la liberté (21 et 22 mai dernier à Chalons en Champagne) et avec leur professeure Pauline Neyret, vingt-cinq élèves vont s’appliquer à remonter le temps.
Ils vont ainsi, à la librairie « La bouquinerie », 30, allée du château, rencontrer Lucien Caqué, 93 ans, ex-artisan de la localité, ancien élève de cette vaillante institutrice. Il répondra à pas moins de 70 questions posées par nos enquêteurs en herbe. Celui-ci va égrener ses souvenirs de l’époque où les troupes allemandes occupaient la région. En particulier le moment tragique de l’arrestation de Jeanne Barillon, résistante, le 14 janvier 1944, interné jusqu’au 16 juin 1944. Elle sera déportée le 19 juin à Sarrebruck, ensuite à Neue Bremm et finalement à Ravensbrück où elle sera le n° matricule : 44609. Elle y décédera le 6 juillet 1945.
Lucien Caqué raconte à la librairie (photo Catherine Paquet journal l’Union)

Les élèves de l’époque

l’école en 1944
Elle était résistante, tout comme son mari Emilien en 1942 au CDLR-BOA2 dont le chef était Robert Tritan3
Jeanne avait débuté sa carrière d’institutrice en 1915-1917, à Préfontaines (Loiret), 300 habitants,
Ensuite de 1917 à 1931, à Sermaise (Marne), village de 450 âmes environ,
Pour terminer à L’Épine (Ille et Vilaine), 1550 habitants, comme institutrice puis directrice de l’école communale et secrétaire de mairie, comme souvent à l’époque.
Plaques mémorielles : École Normale d’institutrices de Chalons en Champagne.

Inscription monument aux morts de la commune de l’’Épine.

Le monument et l’inscription
Un square à Reims « Victimes de la gestapo »
Une place dans la commune.

Dans la ville de l’Epine (Marne 51460)
Distinctions : Médaille de la résistance.
Titre de combattante volontaire de la résistance.
Homologuée sous/lieutenant des FFC ( Forces Françaises Combattantes) à titre posthume
Autre info :
1°) la famille : le mari de Jeanne, né le 19 août 1889 à Sennecy (Cher) ancien militaire de carrière, a été arrêté le 6 septembre 1943,interné à Compiègne du 6 septembre 1943 au 21 janvier 1944 puis déporté le 22 janvier 1944 au camp de Weimar annexe de Buchenwald puis à Ohrdruf. porté disparu le 13 mars 1945..
ils avaient une fille unique Claudine ( 26 décembre 1928/ 12 mai 2012)
2°) Les trois soeurs , leur frère et les petits-enfants ont été invités à l’inauguration de la Place Jeanne Barillon, le 1er septembre 2012, par Mr Jean-Paul Pérardel ancien maire et ami de Claudine, fille de Jeanne..

de gauche à droite : Sylvie, DCD en 2020, sœur ainée de Laurence à coté, Jean-Paul Pérardel,
Annick 2ème soeur de Laurence, ,son mari Michel (arrière Plan), Bruno le petit frère et 3 amies de Jeanne
la grand-mère de Laurence
Notes :
1°) ancien stand de tir de 1937. Condamnés par le tribunal allemand de Rennes, 76 hommes y furent fusillés pendant la période 1940 -1944. Dont i25 résistants passés par les armes le 30 décembre 1942 matin.
2°) Ceux De La Résistance-Bureau des Opérations Aériennes
3°) Robert Tritant était le chef du réseau de résistance, « CDLR-BOA-CDP3 », il est arrêté le 5 septembre 1943 à 22 h et sera fusillé le 6 mai 1944; ainsi que Roger Fleury, Mrcel Bertin; Robert Clément et Charles Robinot. Ces hommes avaient à leur actif de nombreux sabotages.
Source : Mme Laurence Letrou la petite fille des époux Barillon.

Bonjour .Je suis la petite fille de Jeanne et Emilien Barillon.Bravo pour ce travail .Je me permets de vous signaler une erreur sous la légende de la photo .Il est noté Jeanne et son frère Emilien alors qu’il sagit de son époux .Merci aux enfants et à leur institutrice pour ce travail qui me touche personnellement.
Merci de l’intérêt porté à mes articles.
Avec toutes vos précisions j’apporterai les corrections nécessaires