ASSEMBLEE  GENERALE  DE  L ’ UFAC
26 mai 2026, à l’Espace Intériale

Ont été présents à la séance du matin de cette assemblée générale, le Général de Division Eric Maury, Directeur Général Adjoint de l’ONaCVG et le Député de la Moselle, Laurent Jacobelli, membre de la Commission de la Défense nationale et des Forces armées.

La FNAGOG a été représentée à cette Assemblée Générale, la 81ème, par :

  • Henri Paturel, Administrateur,
  • Hélène Bénézit, Déléguée.

François Petit a été élu à la présidence de l’UFAC en remplacement de Luc Plessier par 27 voix sur 28 et Gilles Surirey a été réélu au poste de Trésorier Général par 28 voix sur 28.

Nous reprenons ci-après ce que nous avons retenu du rapport moral du Président Luc Plessier, qui nous avait fait l’honneur de sa présence lors de notre congrès 2025 dans le Vercors, a délivré en tant que Président sortant.

Il a été rappelé que l’UFAC a été déclarée loi de 1901 et reconnue d’utilité publique dès le 9 août 1944. Ses statuts se sont s’appliqués suivant l’ordonnance du numéro Deux du Gouvernement provisoire du 14 juin 1945, signée par le Général de Gaulle à l’Hôtel de Brienne.

Rappel est fait que l’un des devoirs nationaux de l’UFAC est de valoriser et coordonner toutes les forces morales de toutes les générations qui ont combattu pour le salut commun, retrouver la place des anciens combattants dans la Nation, adapter la législation de réparation aux conséquences de la guerre en liaison étroite avec l’ONACVG.

L’UFAC assure la défense des droits moraux et matériels de toutes les catégories d’anciens combattants et victimes de guerre, toutes générations confondues, y compris les missions extérieures vis-à-vis des pouvoirs publics. C’est l’interlocuteur incontournable dans les rapports avec le Gouvernement.

Au niveau du rapport financier, pour mener à bien ses missions, l’UFAC s’appuie sur ses finances qui sont équilibrées, mais qui n’offrent que peu de marge de manœuvre ; en effet, les associations qui sont regroupées sous la bannière de l’UFAC, sont fidèles dans une grande majorité, en revanche, le constat est sans appel quant à la quotité des unes et des autres.

Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, puis ensuite avec les conflits d’Afrique du Nord, les effectifs des contingents offraient une véritable autonomie financière pour œuvrer. Aujourd’hui les grosses associations ont des effectifs qui, par l’âge des adhérents, fondent à vue d’œil. Malgré toutes leurs vigueurs, elles accusent des départs très importants.

L’Union Fédérale est plus sûre avec des plus jeunes, mais surtout avec une véritable visibilité financière issue de ses actions dans la FDJ. Elle cherche cependant à élargir sa base en œuvrant vers l’extérieur de l’Hexagone pour s’étoffer.

Enfin, les associations qui forment les gros des troupes de l’UFAC ne dépassent pas chacune les 10 000 adhérents. L’UFAC est le porte-voix de toutes les associations de petit volume et elles sont nombreuses. Le dilemme qui lui est posé est de ne pas augmenter la cotisation individuelle de 0,25 € afin de garantir aux deux plus gros contributeurs une souplesse dans leur gestion, mais cela l’oblige à puiser d’année en année de plus en plus dans ses économies et placements. Soin est laissé au Trésorier Général de développer les comptes.

Réalisations et activités menées en 2025 :

En 2025, il y a eu la nomination de quatre ministres des Armées, de quatre ministres délégués. A chaque fois, il a été demandé à l’UFAC une certaine continuité de ses actions, mais avec des interlocuteurs nouveaux auxquels elle s’adapte pour œuvrer le plus efficacement possible. Cela demande du temps et de l’énergie pour renouer et tisser des liens. Des efforts conséquents lui sont demandés par rapport au budget pour lisser les dépenses de l’Etat et tenter de trouver son compte pour ses anciens.

De plus, la loi de Programmation de Finance a été fortement remaniée, la loi de Programmation Militaire n’offre pas non plus de grandes possibilités, et, dans ce contexte morose, l’UFAC a fait son possible avec l’aide reçue de l’Etat puisqu’elle est une des rares associations à toucher une subvention de l’Etat.

L’UFAC a rencontré dix-neuf fois le Cabinet de la Ministre cette année.

L’UFAC a assisté à des réunions de l’ONaCVG dix fois. Elle a participé à son Cabinet un certain nombre de fois et au niveau du cercle Bleuet et de ses commissions d’attribution et de délibération seize fois. Elle a été présente aux Invalides quatre fois, il est des cérémonies nationales auxquelles l’UFAC se doit d’être présente. Elle a été présente à ses côtés au ravivage de la Flamme de la Nation seize fois. Elle a participé à ses assemblées seize fois.

Partenariats et collaborations :

L’UFAC est montée au créneau pour défendre le point PMI, même si elle ne voit pas de grandes nouveautés à l’heure actuelle. L’UFAC était là pour soutenir la FNAPOG, de manière à pouvoir remettre correctement les textes par lesquels effectivement cela aurait dû l’être. L’UFAC, partenaire du Souvenir Français, a eu l’occasion de participer à plusieurs reprises à ses réunions.

Perspectives et projets futurs :

L’UFAC se doit d’être à l’écoute de ses adhérents et de raffermir les liens avec les UDAC. Elle doit faire des efforts certains dans ce sens. Elle doit absolument investir pour ne plus être dépendante et être au plus proche d’eux.

L’ONaCVG constate que ses ressortissants fonctionnent et étudient actuellement des pistes de réflexion pour maintenir ce lien primordial de proximité. Toutefois, au vu des effectifs qui s’allègent de 6 000 ressortissants par an, l’Office entrevoit à terme, dans les six ans, de plafonner à 500 000 combattants.

Il est toujours bon de bâtir de nouveaux outils, de nouvelles pistes, pour commémorer et transmettre autrement la mémoire collective.

Nombre d’adhérents :

L’UFAC a perdu cette année la Force Mutualiste qui était à ses côtés depuis de nombreuses années, mais, qui dans la restructuration interne, a vu le groupe Malakoff-Humanis abroger ce partenariat de longue date.

Le Président Luc Plessier a remercié l’assemblée pour les liens francs qu’il a pu entretenir, pendant ces deux ans, au sein de l’UFAC.

Il ne quitte pas le monde combattant et va poursuivre son parcours dans le département d’Indre-et-Loire.

La FNAPOG lui souhaite le meilleur.

HB – 9 juin 2026

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