HIROSHIMA
Poème par Stéphanie RAMOS
Sous un ciel bleu fendu par le silence,
La ville respire encore, mais avec prudence.
Les voix d’hier vibrent entre les ruines,
Et la mémoire pleure ce que le temps défie.
Un souffle incandescent a broyé l’instant,
Réduisant en poussière les jeux d’enfant.
Des mains tendues cherchent l’ombre d’un frère,
Des visages figés dans une douleur lumière.
Le pavé brûlant garde les pas disparus,
Chaque pierre murmure des noms jamais tus.
Les yeux effarés, témoins d’un ciel qui saigne,
Racontent l’horreur où l’innocence se traîne.
Mais au cœur du mal, la fragile humanité,
Trouve encore la force de se relever.
Un gaïa de larmes nourrit la fleur nouvelle,
Qui éclot dans la cendre, fragile et belle.
Hiroshima, ton histoire résonne en nous,
Écho des vies brisées et des espoirs fous.
La mémoire s’incline, mais ne se tait jamais,
Pour que jamais l’homme ne connaisse ce jamais.

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