Paulette JACQUIER alias Marie-Jeanne, résistante.

Naissance le 18 juillet 1918 à La Frette (Isère) de parents Lucien Jacquier-Roux (1881/1944) agriculteur, ancien combattant 14/18 mort pour la France, et de Marie-Joséphine née Darnay.
18 juin 1940 : l’appel1 du général de Gaulle depuis la BBC londonienne interpelle Paulette. Elle cherche à entrer en contact avec un réseau de résistance.
Elle y réussit en mars 1941, elle a 22 ans et trouve chez un Grenoblois ce qu’elle désirait. Elle devient agent de liaison, distribue des tracts, journaux gaullistes et clandestins, chargée d’autres missions. Assure le transport de valises documents secrets vers Lyon, Valence et Grenoble.
1942 : Par ailleurs on lui demande de former un groupe franc2. Ce qu’elle fait avec son père3 en l’hébergeant dans la ferme familiale. Ce groupe ainsi constitué organise des sabotages de voies ferrées notamment.

7 mars 1944 : la gestapo procède à 30 arrestations à La Frette.
12 juillet 1944 : le groupe attaque un convoi allemand au col du Blanchet à Bourgoin-Jallieu, mais l’opération est mal engagée et tourne court. Paulette est arrêtée. Faite prisonnière, elle ne le reste pas longtemps, elle s’évade entre deux interrogatoires et rejoint le bataillon de Chambardan4, secteur boisé en liaison avec l’AS5.
13 juillet 1944 : en représailles la gestapo et les miliciens incendient la ferme et arrête son père..
Après la libération elle s’engage dans la 1ère division française libre comme fusilier voltigeur6 et participe à plusieurs combats au nord de la France jusqu’en 1945.
14 mars 1947 : elle épouse Denis Seguiret. 
Distinctions : 

remise médaille par le Général Charles De Gaulle
Une plaque à Paris (XIVe) rue Paulette Jacquier.

Une autre à La Frette son village natal.
Une aire de jeux « Marie-Jeanne »
Notes :
1°) 
2°) groupe autonome de civils et militaires pratiquant la guérilla.
3°) né le 20 février 1881 à Gillonnay (Isère) fusillé le 13 juillet 1944 au lieu-dit « Goubet », sa ferme.
4°) des FFI, dirigé par Gaston Valois (DCD en 1943) et repris par Marcel Mariotte. Aide le maquis du Vercors. Intégré plus tard à la 1ère division française libre.
5°) Armée Secrète. (Créée en septembre 1942).
6°) fantassin d’infanterie, très mobile et très rapide.
Sources : divers sites internet

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