Jacqueline PARDON résistante française

Jacqueline, Marie, Juliette voit le jour le 21 septembre 1921 à Paris XVe. Elle est d’une famille catholique, son père est un industriel, et elle fréquente le collège Notre-Dame de Sion, dans le VIe arrondissement parisien, pendant 11 ans, jusqu’à la terminale en 1939.

Elle est inscrite à la JEC (Jeunesse Étudiante Chrétienne).

Ses études secondaires terminées à 18 ans, elle est étudiante en philosophie à Caen puis à la Sorbonne en octobre 1940. En avril 1941, j’ai réalisé un exposé « le goût du risque » qui a eu l’heur de plaire au professeur Philppe Viannay en train débaucher un futur journal et auquel il m’a demandé de participer.

Entre dans la résistance en 1940, section « Défense de la France » cofondée par Robert Salmon1 et Philippe Viannay2. Jacqueline est chargée du secrétariat, les décisions importantes sont prises par le duo fondateur. Elle s’occupe aussi du recrutement, comme celui de Geneviève De Gaulle début 1943, de la fabrication de faux papiers. Cela se passe avec une machine « RotaPrint » en divers lieux : dans les sous-sols3 de l’université, ou dans un appartement de la rue Gazan, Parc Montsouris 14e, même si les allemands en occupaient l’étage supérieur équipé pour la défense aérienne, dans la salle de bain d’un professeur suivant les circonstances. Le 1er numéro, de 5 000 exemplaires, est signé « Indomitus » : l’Insoumis alias Jean Viannay.

la RotaPrint

Ce sont eux qui éditeront le plus de faux papiers durant cette période.

Le 14 juillet 1943, date choisie à dessein, une énorme distribution se fera dans le métro parisien. En janvier 1944 le tirage avoisinera les 450 000 exemplaires.

20 juillet 1943 : 40 membres du réseau en réunion à la librairie « Au vœu de Louis XIIIe », au 68 rue Bonaparte, sont arrêtés par la gestapo4 dont bien sûr Jacqueline et un certain Jacques Lusseyran5 . Transférés au siège de la gestapo, place des Etats-Unis puis à celui de la rue des Saussaies. Et enfin à la prison de Fresnes.

Jacqueline est libérée le 20 décembre, cadeau de Noël (sur intervention de son père) et reprend son activité dans le groupe « Rose Blanche » puis devient l’adjointe de Claude Monod6, commandant en 1945 des FFI  de Bourgogne/Franche-Comté. On lui demande d’aller à Belfort puis en Allemagne afin de s’occuper du retour des déportés.

Après-guerre elle devient professeur de philosophie, siège au Conseil d’Administration de France-Soir, nouvelle dénomination de « Défense de la France », créé en novembre 1944 et dont le 1er numéro paraît le 7 novembre., avec le double titre.

Jacqueline sera présidente du jury au Concours National de la Résistance et de la Déportation.

Le 16 janvier 2009 elle décède à Paris VIe.

Distinctions : Médaille de la Résistance Française (31 mars 1947).

Notes :

      1°) journaliste, homme politique et résistant

2°) journaliste, résistant, principal dirigeant de « Défense de la France »

3°) Hélène Viannay, résistante, en possède les clés

4°) des « collabos » français : Pierre Bonny et Hanri Laffont, tous deux

fusillé le 22 décembre 1944.

5°) a perdu la vue en 1932, passe sa 1ère partie du BAC à Toulouse, fini ses études au lycée Louis le Grand à Paris. Résistant, futur époux de Jacqueline, déporté à Buchenwald le 20 janvier 1944, libéré le 11 avril et retour en France le 18. Agrégé de lettres par la suite.

6°) fils de chirurgien, chirurgien et résistant.

 

Sources : divers sites internet.

 

 

 

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