Une rĂ©ponse de Mme la secrĂ©taire d’État, auprès de la ministre des armĂ©es vient d’ĂŞtre apportĂ©e Ă cette question
Élargissement de la reconnaissance du titre de pupille de la Nation
15 éme législature
Question Ă©crite n° 07834 posĂ©e par Mme Patricia SCHILLINGER (du Haut-Rhin – LREM)
publiĂ©e dans le JO SĂ©nat du 22/11/2018 – page 5867
Mme Patricia Schillinger attire l’attention de Mme la ministre des armĂ©es sur l’Ă©largissement de la reconnaissance du titre de pupille de la Nation. Cette reconnaissance est dĂ©finie plus particulièrement par l’article L. 411-5 alinĂ©a 1 du code des pensions militaires d’invaliditĂ© des victimes de guerre, dans lequel est prĂ©cisĂ© qu’il s’agit des enfants de fonctionnaires des ministères des armĂ©es et de l’intĂ©rieur, tuĂ©s ou dĂ©cĂ©dĂ©s suite Ă une blessure lors de l’accomplissement d’une mission. Toutefois, lorsque le fonctionnaire ou le militaire trouve la mort de manière accidentelle pendant une pĂ©riode de repos, mais sur le lieu de travail, cette reconnaissance au titre de pupille de la Nation n’est pas recevable. Pourtant, pour les familles la douleur est la mĂŞme mais les consĂ©quences liĂ©es au dĂ©cès ne sont pas traitĂ©es de la mĂŞme manière. En consĂ©quence, elle lui demande si une amĂ©lioration du code pourrait ĂŞtre envisagĂ©e par un Ă©largissement des critères dĂ©finis Ă cet article afin de garantir les mĂŞmes droits aux enfants dont un parent a trouvĂ© la mort de manière accidentelle sur le lieu de travail.
RĂ©ponse de Mme la secrĂ©taire d’État, auprès de la ministre des armĂ©es
publiĂ©e dans le JO SĂ©nat du 07/02/2019 – page 687
L’article L. 411-1 du code des pensions militaires d’invaliditĂ© et des victimes de guerre (CPMIVG) dispose que sont rĂ©putĂ©s de plein droit remplir les conditions, prĂ©vues par les articles L. 411-1 Ă L. 411-11, pour recevoir la qualitĂ© de pupille de la Nation les enfants dont le père, la mère ou le soutien de famille a Ă©tĂ© tuĂ© ou est mort de blessures ou de maladies contractĂ©es ou aggravĂ©es par suite d’un Ă©vènement ou d’un acte de terrorisme tel que prĂ©vu dans le CPMIVG. Cette qualitĂ© est Ă©galement ouverte aux orphelins dont l’un des parents ou le soutien de famille est dĂ©cĂ©dĂ© dans les mĂŞmes circonstances au cours d’une opĂ©ration extĂ©rieure. L’article L. 411-5 dispose Ă©galement que la qualitĂ© de pupille de la Nation est reconnue aux enfants des magistrats, des militaires de la gendarmerie, des fonctionnaires des services actifs de la police nationale et des fonctionnaires de l’administration pĂ©nitentiaire et des douanes tuĂ©s ou dĂ©cĂ©dĂ©s des suites d’une blessure ou d’une maladie contractĂ©e ou aggravĂ©e du fait d’un acte d’agression survenu soit au cours de l’accomplissement d’une mission de sĂ©curitĂ© publique soit lors d’une action tendant Ă constater, poursuivre ou rĂ©primer une infraction. Il rĂ©sulte de ces articles que le fait gĂ©nĂ©rateur de la qualitĂ© de pupille de la Nation est la mort d’un des parents ou du soutien de famille de l’orphelin rĂ©sultant de maladies contractĂ©es ou aggravĂ©es en service ou de blessures mortelles, causĂ©es par un tiers ayant manifestĂ© une volontĂ© hostile au cours de la participation du militaire ou du fonctionnaire Ă un Ă©vĂ©nement prĂ©cis en lien avec le service. Si la douleur des familles est effectivement la mĂŞme quels que soient les raisons ou le lieu du dĂ©cès du fonctionnaire ou du militaire, le traitement administratif et social mis en Ĺ“uvre par l’État doit nĂ©anmoins tenir compte du fait gĂ©nĂ©rateur de ce dĂ©cès et ne peut conduire Ă mettre sur le mĂŞme plan les dĂ©cès accidentels et ceux qui rĂ©sultent du service. Par consĂ©quent, l’orphelin du fonctionnaire ou du militaire qui trouve la mort de manière accidentelle pendant une pĂ©riode de repos, mais sur le lieu de travail, n’ouvre, en l’Ă©tat actuel de la lĂ©gislation, pas droit Ă la qualitĂ© de pupille de la Nation. Dans ces cas, les familles bĂ©nĂ©ficient toutefois d’un accompagnement des unitĂ©s et des services sociaux qui dĂ©pendent du ministère des armĂ©es. DĂ©sireux de conserver l’identitĂ© combattante de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, qui est en charge des mesures de protection des pupilles de la Nation en application du CPMIVG, le Gouvernement ne prĂ©voit pas de modifier la lĂ©gislation en la matière dans le sens d’un Ă©largissement des critères prĂ©vus Ă l’article L. 411-5 du CPMIVG.

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