Bernadette BLANCK & Margotte LAPARLIÉRE des « malgré elles » ?.
Nous sommes en mars 1943, Bernadette, ses 4 frères et sœurs qui vivent seuls à Altkirch, (le père est décédé, la mère à l’hôpital), n’ont pas fini leur nuit de repos. Quand, à 3 h du matin, on tape à la porte de leur appartement. Bernadette se réveille et va ouvrir
C’est la police allemande qui est là et qui les invitent à réunir quelques affaires, d’ailleurs vite mises dans une taie d’oreiller pour parer au plus pressé, puis à les suivre. La famille, donc Bernadette, est envoyée au camp de rééducation/redressement de Schelklingen en Allemagne. Dans ce lieu les adultes travaillent, mais pas Bernadette qui n’a que 11 ans. Elle reste dans son dortoir d’une trentaine de lits, sort un peu. Mais fin 1944 elle est affectée chaque jour dans une ferme, non sans avois salué avant de partir, le drapeau avec le geste adéquat en prononçant « Heil Hitler ».

Bernadette (en bas à gauche) et sa famille (photo France télé)

Bernadette raconte son passé.
Fin 1944 : Margotte, née en 1919 à Mutzig où elle réside, est tirée de son sommeil à 4 heures du matin, ainsi que le reste de la famille. La police allemande, à l’origine de ce réveil précoce, leur demande de prendre quelques affaires et de les suivre. Avec d’autres alsaciens également réveillés à cette heure matinale, ils sont dirigés vers le sud de l’Allemagne au camp de Schelklingen (Bade-Wurtemberg), où est déjà la famille de Bernadette, en leur précisant qu’ils ne reverront plus leur Alsace. Bernadette reste peu de temps dans ce camp car elle est envoyée dans une usine près de Pforzheim, pas loin de Schelklingen. Par chance elle y retrouve des amis allemands que ses parents ont connu avant-guerre et qui vont l’aider quelque peu. Quelque temps après sa mère et les 5 autres enfants la rejoignent.

Margotte et son fils à la recherche de souvenirs (photo France télé)

Margotte et son frère lors d’une permission

Margotte avec la photo de son frère fusillé (photo DNA) Bernadette et Margotte sont restées en Allemagne jusqu’ à la fin de la guerre.
Mais pourquoi ces arrestations qui peuvent paraitre arbitraires ?
Motif : leurs frères respectifs ont déserté l’armée allemande, la Wehrmacht. Ce seront près de 15 000 alsaciens, alsaciennes qui seront pour diverses raisons déportés.
Comme beaucoup dans leur cas, Bernadette et Margotte ne désiraient pas en parler pour préserver leur famille.
Margotte Laparliére-Munch racontera son parcours dans la classe de 3ème du collège Louis Arbogast de Mutzig.

Margotte avec des collégiens (photo F.Celhomme)

Un livre :
Sources : divers sites internet

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