Ô huit mai,
Poème par Stéphanie RAMOS
Ce jour de mai s’avance, et la France respire ;
L’ombre quitte les murs où la peur sut s’étendre.
Un peuple, ranimé, voit son destin s’ouvrir,
Et l’espoir, pas à pas, revient enfin s’y pendre.
Les cloches, dans l’azur, élèvent leur clameur,
Comme un chant triomphant qui traverse les âges.
Elles portent le nom des héros, de leur cœur,
Et rappellent le prix des plus sombres orages.
La paix, fragile encore, éclaire les chemins ;
Elle demande à l’homme une veille fidèle.
Qu’il garde en sa mémoire, au creux de ses deux mains,
La flamme du courage et la douceur du zèle.
Ô huit mai, noble jour, gravé dans nos cités,
Tu dresses dans le vent la bannière apaisée.
Tu rappelles aux vivants leur dette de clarté,
Et l’honneur de marcher vers une terre apaisée.

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