Marguerite MATISSE fille de peintre et résistante

Marguerite pose pour le tableau « Sous les oliviers »
Née Marguerite Emilienne, le 31 août 1894 à Paris, fille du célèbre peintre Henri. Ce dernier a pour modèle Caroline Joblaud, jeune fille de 19 ans rencontrée en 1892 et vendeuse de son état, dite Camille qui est la mère, hors mariage1, de Marguerite, dont il se sépare en 1897. Le couple vit au 19 quai Saint-Michel
Marguerite posera aussi de nombreuses fois pour son père. Elle dissimule une cicatrice due à une opération en 1920.
En janvier 1898, son père Henri, né le 31 décembre 1869 au Cateau-Cambrésis, épouse officiellement Amélie Parayre2. Ils auront 2 enfants Jean né en 1899 et Pierre né en 1900, tous les deux à Toulouse (la ville rose, alors qu’Henri est dans le bleu). Les deux grandiront dans cette ville. Amélie quitte3 son mari en 1939.
Le 10 novembre 1923, Marguerite prend pour époux l’écrivain Georges Duhuit (1891/1973), critique d’art et journaliste. Ils auront un fils Claude.
La seconde guerre mondiale éclate Marguerite et sa belle-mère Amélie entre dans la résistance, mais sans en avertir le père Henri. Elles sont dans le réseau « Front National » clandestin bien évidemment et en liaison avec les « FTP ».
Marguerite accomplira plusieurs missions, sera responsable du secteur de Trédrez (Côtes d’Armor/ Bretagne), elle est alias « Jeannette ». Elle recueille les réfractaires au STO, fournit des armes aux FTP et autres opérations. .
Avril 1944 : Amélie est arrêtée, elle fera 6 mois de prison et sera libérée en septembre.
Marguerite l’a échappé belle, mais elle est dénoncée. La gestapo l’arrête le 21 mai 1944. Elle rejoint la renommée ville de Drancy, centre de regroupement avant une funeste destination. Cette dernière prévue est Ravensbrück pour les femmes. Mais avant elle est interrogée, torturée et surtout défigurée. Elle est portant cataloguée comme déportée politique.
Elle est transférée pour prendre place dans un train, mais ce convoi est attaqué par la résistance ou bombardé, Marguerite en profite pour s’échapper. Elle trouve refuge chez la famille du peintre Léon Delarbre, un résistant. La Croix rouge la prend ensuite en charge.
Elle est confiée à la famille Bruno à Giromagny près de Belfort jusqu’en octobre 1944. Son père la revoie début 1945, fait d’elle quelques croquis, avant de décéder le 3 novembre 1954 à Nice.
Marguerite va s’occuper de l’œuvre de son père Henri en continuant un catalogue commencé en 1914 réunissant la plupart des tableaux. Organisera des expositions.
Marguerite décède d’une crise cardiaque le 1er avril 1982 dans le XVéme à Paris, sa sépulture est au cimetière du Château à Nice, où repose son père.
Notes :
1°) autorisé à partir de 25 ans.
2°) née le 16 février 1872 à Beauzelle (Haute-Garonne), fille d’instituteur, rencontre Henri à Paris lors d’un mariage en 1897.
3°) Henri a rencontré en 1932 et embauché comme aide Lydia Delectorkaya, née 23 juin 1910 (décès le 16 mars 1998 à Paris) à Tomsk (Sibérie Occidentale) .elle devient dame de compagnie d’Amélie sa femme qui la congédie en 1939, car prenant trop de place dans le couple.
Sources : divers sites internet.

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