Léon et Marie RONCERAY « Justes parmi les Nations »

       Léon et Marie  (Photo FR3)

Marie et sa fille Claudine (Archives familiales)

Ce dernier lundi 30 mars 2026 une commémoration s’est déroulée à Boynes près de Pithiviers (Loiret), en l’honneur de ce couple qui a sauvé Paerle Kornbaum une petite fille juive. Couple qui a été fait « Juste parmi les Nations » en avril 2024. Claude et Claudine les petits-enfants représentaient leurs grands-parents pour  y recevoir la médaille dédiée. Cérémonie présidée par Yoël Mester diplomate de l’Ambassade d’Israël.

 La famille lors de la cérémonie (photo  République du centre)

 Le petit-fils Claude, la médaille et Yoël Mester

                                                                                                                              photos république du centre)

C’est Claude Ronceray un des petits-fils qui a effectué des recherches pour arriver à ce dénouement.

A Paris sont arrivés en 1930 deux couples : le 1er : Israël Korbaurm et Frida Kummel qui se marient en 1936 à Paris XXème et ouvrent un magasin de couture, rue des petites écuries dans le Xème. Le 2ème, le frère de Frida : Elsig (dit Isio) Kummel et Tonia son épouse.

   Frida et sa fille Paerle (photo République du Centre)

14 mai 1941 : c’est la rafle du billet vert1, Israël Kornbaum, originaire d’Ukraine, est arrêté avec Isio, le frère de son épouse Frida. Ils sont internés au camp de Pithiviers puis à Beaune la Rolande plus tard. Pour un terminus a à Auschwitz en 1942 par le convoi n° 6. Frida et sa fille restent dans la région parisienne. Frida intègre la résistance sous le nom « d’Anna, Frédérique Mallet », se procure de faux papiers pour elle, son mari et son frère. Ces deux derniers refusent d’en profiter pour s’évader. Elle obtiendra que son mari participe aux travaux de moisson de la ferme.

C’est l’été 1942, un bel été pour cette fois, mais pour certains la vie l’est moins.  Frida par peur d’une nouvelle rafle et avertie par son réseau confie Paerle, née le 26 décembre 1938, à la famille de fermiers les Ronceray2. Elle a connu cette dernière par l’intermédiaire de Joseph, fils de la famille, boucher à Pithiviers qui ravitaillait le camp de cette ville et qui s’était lié d’amitié avec Israël. La petite, pour des raisons de sécurité, est baptisée et devient Pierrette.

Une possible dénonciation engage la famille à mettre Paerle en pension chez les sœurs de La Providence de Sens à Combreux (Loiret), trois mois plus tard.

Sa mère Frida vient deux ans après la rechercher au printemps 1944. La mère et la fille partent en Galicie, Est de la Pologne ou possiblement il y aurait des survivants de la famille. Mais à cause du rideau de fer elles sont en URSS jusqu’en 1956 et reviennent en France en 1957.

Alain un des petits fils, disparu depuis, entame des recherches depuis 2018 sur Paerle et arrive à un résultat concret. Frida n’a jamais voulu lui dire où elle était, dixit Bertrand Julien Lafferière le compagnon de Paerle pendant 50 ans. Paerle ne savait ni le lieu, ni le nom de ses sauveteurs qu’elle appelait « les Ronces » elle ne saura la vérité qu’en janvier 2019. Elle est revenue dans cette région rencontrer les descendants de ses sauveurs.

Mr Lafferiére, compagnon de Paerle (photo Radio france)

Une rue de la commune portera leurs 2 noms et un lutrin (pupitre) témoin de cette histoire sera installé à la mairie

Sur le mur d’honneur au jardin des Justes à Jérusalem., leurs noms y seront gravés.

Une cérémonie avait été déjà prévue mais annulée car Frida décéda le 20 février 2025.

Notes :

1°) Convocation des juifs étrangers (6694) hommes de 18 à 40 ans, polonais le plus souvent le 14 mai 1941., pour vérification de leur situation. La moitié se rendra au gymnase Japy et sera arrêtée.

  Exemple de billet vert

2°) Léon né le 16 décembre 1884, décès en 1954.

Marie, née Durand le 07 septembre 1891, décès en 1977.

 

Sources : divers sites internet.

 

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