Claude AVRAM de rescapé à notoriété.

Naissance le 19 mai 1939 à Montereau (Seine-Maritime), son père Zalman, Lancu (Jean) Avram1, né le 18 mai 1907à Bacău (Roumanie) est un médecin juif roumain venu à Courlon sur Yonne en 1935, avec son épouse Evelyne2, en France et naturalisés en 1938. Il y exerce son métier, malgré la parution par Vichy, des lois concernant la communauté juive.

Sur dénonciation du maire, son père, sa mère et son oncle sont arrêtés et internés à la prison de SENS (Yonne). Son oncle est envoyé immédiatement à Auschwitz puis aucune nouvelle depuis novembre 1942.

L’ancien maire de la commune, Mr Mazières intervient auprès des autorités et fait libérer son père avec pour motif impérieux, le besoin d’un médecin pour soigner la population.

2 février 1942 : ordre est donné à la gendarmerie de Sergines d’arrêter la famille Avram. Mais le commandant Tillet de cette gendarmerie fait avertir par un intermédiaire le Docteur Avram qu’il doit partir plus précisément fuir. Ce sera le docteur Bonnardot qui va utiliser la chaine médicale, en l’occurrence son confrère de Sens, le Dr Bonnecaze puis le Dr Vernant de Provins. Ce dernier les fait cacher, père, mère et fils, dans l’hôpital de Provins, jusqu’à la libération.

Et le fils direz-vous ? Eh bien il sera confié à un couple de résistants locaux d’Egriselles le Bocage (Yonne), Suzanne et Alfred Abadir, Ce dernier d’origine égyptienne est médecin généraliste et il est donc évidemment en contact avec la résistance locale. Suzanne son épouse part à bicyclette chercher le petit Claude, malgré les dangers possibles de contrôles inopinés. Elle revient sans avoir rencontré de difficultés., mais en ayant pris certaines précautions.

Le couple adopte cet enfant, qui restera avec eux jusqu’à près la guerre. Il sera en sécurité, bien protégé surtout avec Mme Mariette Infangez, l’employée de maison du couple. Elle évitera par 2 fois, une rafle de la gestapo ou gendarmerie, en emmenant Claude dans les champs avoisinants et attendant que le danger se soit éloigné, avertie par la maman de Claude. Il est considéré comme un garçon de la famille, réfugié du nord de la France.

Ses parents reviendront le chercher après la libération, une séparation difficile d’avec sa famille adoptive.

Claude Avram, grandira, suivra la voie de son père et deviendra médecin psychiatre, psychanalyste à Paris XIIIème responsable d’USIS, membre du conseil scientifique d’ACCESS (Actions culturelles contre les exclusions et les ségrégations).

    le couple

Il décède le 15 décembre 2020 à Montereau-Fault (Yonne).

 

Deux ouvrages en rapport avec sa profession :

« Pourquoi on m’a né » et « l’Unite de soins intensifs » avec René Diatkine (origine biélorusse, 1918/1997)

En 2002 le couple Abadir qui, conscient du danger ne restera pas indifférent au sort de ce gamin, sera reconnu « Juste parmi les nations ». L’hommage leur sera rendu le 22 juin 2004, salle Rossini mairie Paris 9ème .

 

Notes :

1°) Passe une thèse « cancer de l’utérus » en médecine en 1934 à Nancy. Il décède le 27 septembre 1993.

2°) Est accompagnatrice et s’occupe d’enfants orphelins. Plus de trace après-guerre, un changement de nom possible.

 

Sources : divers sites internet.

 

 

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