Article pris sur Facebook : Honneur Militaire Français

 

 

đ‘Žđ’†Ìđ’Žđ’đ’Šđ’“đ’† | Rose « Rosette » Blanc

Elle avait 23 ans lorsqu’elle est morte. Son silence avait protĂ©gĂ© les autres. Le nĂŽtre ne doit pas effacer son nom.
Elle s’appelait Rose Blanc, mais pour beaucoup, elle Ă©tait simplement Rosette.
NĂ©e Ă  Elne en 1919, dans une famille nombreuse, elle grandit dans les PyrĂ©nĂ©es-Orientales. TrĂšs jeune, elle dĂ©couvre l’écriture et s’engage. À seulement 16 ans, elle signe dĂ©jĂ  des articles dans Le Travailleur Catalan.
Puis vient la guerre.
L’Occupation transforme son engagement en rĂ©sistance clandestine.
Sous le nom d’AmĂ©lie Garrigue, Rosette participe aux liaisons entre groupes de jeunes et poursuit ses activitĂ©s malgrĂ© la rĂ©pression.
Elle sait ce qu’une arrestation pourrait signifier.
En mars 1942, elle est retrouvée dans sa cachette parisienne par les Brigades spéciales de la police française.
Commencent alors les prisons, l’isolement et les interrogatoires.
Rosette ne livre pas son réseau.
AprÚs la Santé, Romainville puis CompiÚgne, elle est déportée le 24 janvier 1943 dans le convoi qui restera connu sous le nom de « convoi des 31 000 ».
Destination : Auschwitz-Birkenau.
À son arrivĂ©e, son identitĂ© disparaĂźt derriĂšre un matricule :
31652.
Elle ne survivra que quelques semaines.
Le 15 mars 1943, atteinte du typhus, Rose Blanc meurt Ă  Auschwitz.
Elle avait 23 ans.
Aujourd’hui, son nom demeure sur des plaques, une stùle et une avenue.
Mais la mémoire ne devrait pas seulement vivre dans la pierre.
Elle doit aussi vivre dans les mots que nous transmettons.
Alors aujourd’hui, prononçons simplement son nom :
Rose Blanc. Rosette. Résistante. 23 ans.
Une jeune femme qui aurait dĂ» avoir toute une vie devant elle.
Nous ne l’oublions pas.
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