
Créé en pleine guerre par le général de Gaulle, l’ordre n’a plus aucun titulaire vivant depuis 2021, mais sa mémoire reste très présente.
C’est à Brazzaville, le 16 novembre 1940, que le général de Gaulle institue l’ordre de la Libération. Son but est d’honorer celles et ceux qui se sont particulièrement illustrés dans la libération de la France et de son Empire. Alors que la France est occupée et que la France libre ne compte encore que peu de combattants, la distinction vise à unir autour d’un même idéal des parcours très différents.
Au total, 1 038 personnes ont reçu le titre de « Compagnon de la Libération », dont seulement six femmes. Militaires ou civils, Français libres ou résistants de l’intérieur, ils venaient de tous les horizons. L’ordre a aussi distingué cinq communes (Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors et l’île de Sein) ainsi que dix-huit unités combattantes.
L’insigne est une croix de Lorraine en bronze, frappée d’une épée, suspendue à un ruban vert et noir, couleurs du deuil et de l’espérance. La devise, « Patriam servando, victoriam tulit », signifie « en servant la patrie, il a remporté la victoire ».
À la différence de la Légion d’honneur ou de l’Ordre national du Mérite, l’ordre de la Libération est un ordre fermé : il n’a plus décerné de nouvelles distinctions après le 23 janvier 1946. Le dernier Compagnon, Hubert Germain, est mort en octobre 2021. Il repose dans la crypte du Mont-Valérien, près de Paris, avec d’autres Compagnons. Le musée de l’Ordre de la Libération, situé aux Invalides, continue de perpétuer leur souvenir.

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