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       La carte du combattant accordée aux anciens appelés en Algérie

Les anciens appelés du contingent qui ont servi en Algérie entre le 3 juillet 1962 et le 1er juillet 1964 sont concernés.  Photo ER /ER-HDT-ARCHIVAGE-DOC Est républicain du 13 mai 2021

L’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) du Doubs rappelle que le Parlement a adopté la proposition du gouvernement, faite il y a trois ans, d’accorder la carte du combattant aux militaires français présents en Algérie après l’indépendance et jusqu’au 1er juillet 1964.

Anciens appelés du contingent, ayant servi au moins quatre mois sur le territoire algérien, entre le 3 juillet 1962 et le 1er juillet 1964, peuvent obtenir la carte. L’ONACVG se tient à la disposition des personnes concernées qui n’auraient pas encore fait valoir leurs droits en la matière.

Les demandes peuvent être déposées en ligne sur https://www.onac-vg.fr/demarches/carte-du-combattant ou par courrier, adressé au Service départemental de l’ONACVG, 18, avenue Arthur-Gaulard, BP 309, 25017 Besançon cedex 6

Nous nous faisons le relais de cet article de presse afin que tous les appelés et militaires ayant combattu en Algérie puissent faire valoir leurs droits, droits adoptés par le Parlement depuis déjà trois années !

Un traitement égalitaire pour tous 

L’article premier de la constitution est ainsi respecté !

Dans ses réponses aux Parlementaires qui veulent obtenir un traitement égalitaire pour les Pupilles de la Nation et Orphelins de Guerre, Madame la Ministre Déléguée aux Armées répond invariablement :

« Des estimations concernant le recensement de cette population ont été réalisées, en 1998, 2007 et 2014, sur la base notamment des pensions d’orphelins accordées par la sous-direction des pensions du ministère des armées. Leur nombre est estimé à 26 000.

En outre, une nouvelle étude qui permettra de mettre à jour les dernières estimations de 2014 est actuellement en cours au sein du contrôle général des armées. Cette estimation ne constitue cependant pas un recensement exhaustif, dans la mesure où un tel recensement, qui supposerait la mobilisation de moyens importants et poserait des questions de confidentialité des données, ne semble pas nécessaire. »

Nous sommes en droit de nous demander pourquoi une telle méthode ne pourrait nous être appliquée, quels seraient les moyens plus importants à mobiliser, pourquoi évoquer des questions de confidentialité que par ailleurs la CNIL interrogée a démenti ?

Renier le sacrifice de nos Pères, de nos Parents qui ont servi la France jusqu’au sacrifice suprême nous apparaît lors de chaque réponse une offense à leur mémoire !

Christiane Dormois

Fnapog Doubs