Quand les voix naissent

Poème de Stéphanie RAMOS

 

Dans l’aube où chaque esprit cherche un chemin plus clair,

Je pense à Hugo disant : « La paix, c’est la vertu »,

Et son souffle ancien guide encore notre terre,

Comme un phare obstiné dans l’ombre des refus.

 

La paix marche avec Éluard, son regard de lumière,

Lui qui voyait l’amour comme un pays sans frontières.

Elle glisse entre les voix que Rimbaud a fait naître,

Et rend aux mots perdus leur pouvoir de renaître.

 

Sous son pas fraternel, les blessures se taisent.

Je songe à Gandhi murmurant : « La paix est le chemin »,

Et chaque cœur s’apaise, et chaque vie se baise

Au souffle d’un matin qui ne craint plus demain.

 

La paix, douce rivière où Senghor voyait des ailes,

Traverse les continents comme un rêve fidèle.

Elle porte dans son chant les couleurs de l’Afrique,

Et fait de chaque homme un frère poétique.

 

Je pense à Yourcenar, sa sagesse de pierre,

Qui voyait dans la paix un courage nécessaire.

Et Arendt, méditant sur l’humain en partage,

Cherchait dans la douceur un plus juste héritage.

 

Quand elle parle aux hommes, les hommes deviennent grands.

Ainsi Jaurès écrivait : « Le courage, c’est de chercher la paix »,

Et King, dans son combat, portait ce feu vivant

Qui fait plier la haine et redresse les forêts.

 

Ô paix, souffle éternel, constellation des voix,

Reste au bord de nos jours, éclaire notre mémoire.

Que ton rêve infini, plus fort que tous les rois,

Fasse du monde entier un horizon d’espoir.

 

 

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