Sous le ciel d’ardoise et de cendres

Poème dédié aux anciens combattants

Par Stéphanie RAMOS

Sous le ciel d’ardoise et de cendres,
les voix silencieuses des anciens
marchent encore sur les pierres froides
de batailles que le temps ne dissout pas.

Ils portent en l’ombre de leurs yeux
des forêts ravagées, des rivières muettes,
et le vent, complice, murmure
les noms que la mémoire retient.

Nul faste ne célèbre leur passage,
mais dans le grain humble de la terre
s’éveille la lumière des gestes
qui ont sculpté, dans le cœur du monde,
la patience et la fidélité.

Ces mains, aujourd’hui reposées,
ont planté le silence comme un drapeau,
et chaque souffle suspendu raconte
l’ardeur, l’obstination, l’espérance
d’un peuple qui renaît de ses cendres.

La nuit, quand la lune s’incline,
leur ombre épouse les oliviers
et le souvenir, fidèle compagnon,
tisse dans l’ombre un poème que nul n’efface.

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