Rosine CRÉMIEUX femme résistante du Vercors

Famille Bernheim juive, d’origine alsacienne qui en 1870, guerre franco-prussienne, prend le parti de la France et va s’installer en Normandie, région attirante par sa nature sereine.

Rosine nait le 7 octobre 1924 à Elboeuf (Seine-Maritime).

Mais la famille, résidant 2 cours Carnot à Elboeuf voit, son domicile réquisitionné par l’occupant et inquiète de l’avancée des troupes de la Wehrmacht, se réfugie en région lyonnaise.

Rosine s’inscrit à la fédération des éclaireuses tandis que ses frères s’engagent dans les FFL transitant par l’Espagne pour rejoindre Londres. Elle les imite en intégrant la résistance intérieure.

Elle suit des cours de secourisme et participe au service de santé du Vercors en tant qu’infirmière.

27 juillet 1944 : la Wehrmacht attaque un refuge, celui de la grotte de la Luire (Saint-Agnan-en-Vercors) où s’est réfugié l’équipe soignante de l’hôpital de campagne de Saint-Martin en Vercors avec 35 blessés, des résistants français, un curé, un médecin et 4 soldats allemands prisonniers.  Ils seront exécutés en 2 fois par des barbares (j’ai évité d’écrire des hommes ! !). Les 7 infirmières présentes sont épargnées mais arrêtées et emmenées à la caserne de Bonne à Grenoble, siège de la gestapo.

 

                                                                               photo memospace

 

                                                                                      photo JIWe 26

Puis transférées à la prison Saint-Joseph Montluc de Lyon.

11 août 1944 : déportées à Ravensbrück, où le n° 58014 lui est tatoué, bras gauche.

Rosine1 a 20 ans, un caractère rebelle et refuse de travailler pour le Reich, part à Torgau2 n° tatouage 33892.

19 octobre 1944 : on l’envoie au Kommando d’Abteroda3, nouveau matricule 52012, où on lui confie une machine-outil destinée à la fabrication de pièces d’avion. Bien entendu son caractère, de révoltée, lui commande le sabotage qui, est découvert. Sanction : un camp de travail à Markkleeberg n° 50307, près de Leipzig, une annexe de Buchenwald.

L’avance des alliés panique les gardiens du camp qui prennent la décision de l’évacuer.

Ce sera la marche de la mort, des centaines de kilomètres dans le froid, la neige parfois. Il faut être « costaud », un prisonnier tombe, il est exécuté (barbarie quand tu nous tiens). Un raid aérien survient semant la panique dans la colonne, ce dont profitent plusieurs prisonnières dont Rosine.

Récupérées par les troupes US..

Retour en France en mai 1945 : ses parents lui proposent de poursuivre des études d’histoire/ géo à Grenoble. Elle y rencontre un étudiant américain qui est boursier, au fil des conversations une idée se précise, obtenir une bourse pour aller étudier la psychologie, domaine qui lui plait, aux USA.

photo « the AFS archive.org » contact sans frontière

Boursière, elle part donc aux USA à Mills Collège de jeunes filles d’Oakland en Californie puis ce sera Harvard (à Cambridge dans le Massachussetts) séjour de 18 mois.

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Revenue en France, elle est psychologue au centre spécialisé Alfred Brunet à Paris puis à l’hôpital Necker pour les enfants.

       photo « The AFS archives.org »

1962 : épouse Claude Crémieux, le couple aura 3 enfants : Thérèse, Marie et Anne-Claude4.

1958 : cofondatrice avec Serge Lebouica de la revue « La psychiatrie de l’enfant ». Elle en est la secrétaire avant de devenir directrice de la rédaction. Elle est aussi membre de la « Société Psychiatrique » de Paris.

1994 ; elle participe à une émission de TV avec les infirmières de la grotte pour le 50 ème anniversaire de la libération du Vercors.

1999 : un livre : « La traine sauvage » 1999, (Flammarion).

12 septembre 2012 : elle décède à Paris (7ème)

 

Distinctions :

Notes :

1°) Enregistrée sous Rosine Barnier, donc présentement non juive.

2°) en Saxe.

3°) dépend de Buchenwald, en Thuringe.

4°) toujours dans la médecine, experte médicale souvent invitée sur les plateaux de TV. (COVID).

 

 

Sources : divers sites internet

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