Pierre RATIER, fils du fondateur des usines Ratier de Figeac

Création de cette entreprise en 1904, spécialiste des hélices et équipements aéronautiques à Figeac (Lot), par Paulin Ratier (décédé en 1939).

Pierre son fils (1904/1967), qui dirige l’usine, accueille en 1943 Léon Lubtchansky qui n’est autre qu’un camarade de la promo 1923 de l’école d’ingénieurs « Breguet » à Paris (XVe).

Son frère René parisien gère  les affaires  locales.

Sa famille se complète de Sarah l’épouse, les 2 fils Jean-Claude et William ainsi que 2 nièces Paulette Berman et Nicole Eizner. Ils sont logés à « La Mouline » résidence d’été de la famille, propriété du père, dans la ville de Corn (vallée du Célé) près de Figeac.

Cette famille avait transité par Cannes avant d’être repérée par Pierre, et ramenée en train dans le Lot par 2 anges gardiens ingénieurs de l’usine de Figeac.

Les enfants vont à l’école de Figeac.

11 mai 1944 : rafle de Figeac, Léon, devenu « Bernard » est arrêté. Il sera déporté, avec 60 autres juifs par le convoi 75 à Auschwitz puis en 1945 à Buchenwald, sans retour.

Le reste de la famille n’a pas été inquiété et repartira en région parisienne fin 1944. Les 2 fils feront carrière dans le cinéma.

Pierre-Nicolas et Emmanuel les deux petits-fils, vont entreprendre des recherches, aidés par Pascal Mallet résidant à Lissac-et-Mouret et passionné d’histoire.

Un dossier de reconnaissance auprès de Yad Vashem est constitué en 2023 par Nathalie et Gabrielle ses 2 petites filles.

Pierre Ratier vient d’être reconnu « Juste parmi les Nations1 » à titre posthume.

 

Une cérémonie st envisagée dans un avenir proche à Corn.

Le 8 mai 2026 le nom de Pierre RATIER est gravé sur le monument aux morts de Corn.

Notes :

1°) Il est le quatrième Figeacois à avoir cette distinction

  1. Louise Gardère, née Louise Mireille Ddominique Poggioli le 7 décembre 1900 à Aix en Provence. Épouse Pierre Gardère en 1932, directrice du lycée de jeunes filles de Figeac. Sauva plusieurs personnes, en les cachant avec de faux-papiers, dont Françoise Lévy-Bruhl, Richard Salmon Lévy. Reconnue « Juste parmi les Nations » le 17 janvier 1985.
  2. Noël Gozzi né à Appietto (Corse) le 3 octobre 1886, principal du collège Champollion depuis octobre 1941. Cache une douzaine2 de jeunes juifs dans son internat, faux papiers. Arrêté (le fut déjà en février 1941 mais relâché) lors de la rafle du 11 mai 1944 et déporté. Il en reviendra, finira sa carrière à Villeneuve sur Lot, décès le 26 juillet 1964 à Nérac. Reconnu « Juste parmi les Nations » le 17 mai 2011 et cérémonie le 23 juillet 2012 à Figeac médaille remise à sa fille.
  3. Elce Puech, tailleur né le 19 janvier 1887, épouse Germaine, une lorraine. En 1914 à l’armée il avait fait connaissance d’André Varmus juif parisien, il lui propose vu la tournure des événements de venir à Figeac mais refuse et envoi son neveu Jean-Claude Lajeunesse, 18 ans à sa place. Il accueille Victorine Lévy (sœur d’André) et sa fille Thérèse, 17 ans, puis Simon Blum et Yvonne (née Vormus). Seul Jean-Claude sera arrêté car sorti le jour de la rafle, déporté à Auschwitz, il en reviendra vivant.

Elce sera reconnu « Juste parmi les Nations » le 28 novembre 1978.

2°) Peter Feigl, Fogel, Bernard Haust, Simon Liwerant, Jena Spiegel, Daniel Weltman, Jacky Wittelson, Jacques Zrzmlakowski (dit Mercier DCD avril 1945), Herbert Zyserman,

Sources : divers sites internet

 

 

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