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Pour Léon et ses camarades, engagés dans la défense de leur Patrie, chargés de Famille, morts des suites de maladies contractées en service commandé en temps de guerre !

Ils sont « Morts pour la France » et en vertu de l’article L. 511-1 du code des pensions militaires et d’invalidité, ils devraient être reconnus comme tel !

Les Enfants sont Pupilles de la Nation, Orphelins de guerre. Certains ont pu obtenir ce titre purement Honorifique pour leurs Pères, d’autres constituent dossier sur dossier, en appellent aux plus hautes autorités et essuient refus sur refus !

C’est le cas de LEON AUBRY !

L’inégalité d’interprétation de faits certifiés induit une « énième injustice sociale » dans nos rangs.

« Mort pour la France » c’est l’héritage moral laissé aux générations qui succèdent à ces valeureux Soldats !

C’est la transmission du Devoir de Mémoire, la reconstitution de l’histoire de France qui sera enseignée à nos Enfants.

Lisez ces quelques lignes qui retracent le destin d’un jeune soldat et de sa famille.

LEON s’engage le 21 décembre 1944 pour la durée de la guerre, il est affecté en Allemagne, et c’est la seconde guerre mondiale.  Il a tout juste 18 ans, est considéré apte à servir, donc jouissant de sa pleine santé !

Il est envoyé en Indochine le 6 décembre 1945 puis dirigé sur le Tonkin le 18 août 1946, une tuberculose est constatée par présomption, constatée par preuve par le 2 novembre 1946 avec la mention maladie contractée en service, avec pour pièce à l’appui un résumé médical émanant du Médecin responsable du sanatorium départemental des « Tilleroyes à Besançon » daté du 29 janvier 1952 qui stipule « début de la maladie alors que le malade était militaire à HANOI ! »

Depuis rapatrié en France par avion sanitaire le 9 janvier 1947, de séjours en sanatorium de Marseille, Dijon, puis Besançon, entrecoupés de courts séjours dans sa famille, il décède le 22 juillet 1956 à l’âge de 30 ans.

Nous précisons qu’il a été démobilisé 2 janvier 1948.

Ce certificat médical détenu par la famille est à la disposition de toute instance apte à examiner ce cas. Nous ne pouvons pas imaginer que l’ONACVG chargé de ce dossier à l’époque ne puisse en avoir eu connaissance.

En lisant ce résumé, beaucoup de nos camarades se retrouveront dans ce périple destiné à reconnaître à ce vaillant Soldat, le titre qui lui est dû !

Alors pourquoi tous ces refus pour ce que d’aucun pourrait penser une simple « Mention Honorifique »

Nous ne pouvons baisser les bras pour Léon et tous ses camarades d’infortune.

Christiane Dormois

Vice-Présidente Nationale FNAPOG