Lale SOKOLOV le tatoueur d’Auschwitz

Il est né le 28 octobre 1916 à Krampachy (Krombach en allemand) en Slovaquie, dans un ’ancien comitat de Hongrie, sous le nom de Ludwig Eisemberg, devenu australien mais d’origine hongroise de famille juive

Déporté à Auschwitz en avril 1942, où il hérite du n° 32407. Affecté à un « kommando » de construction de baraquements en bois, il tombe malade de fatigue, mal nutrition et sévices. Il est atteint du Typhus et ses camarades l’aident à surmonter ce passage délicat et il en réchappe.

Peu valide pour continuer son dur travail d’origine il est contacté par Pepan, un prisonnier français qui est le « tatowierer » tatoueur officiel du camp1 et lui demande de devenir son assistant, d’autant que les trains de déportation sont de plus en plus nombreux. Lale refuse dans un premier temps puis accepte de manier l’aiguille encrée. sur l’avant bras gauche.

Puis un jour, mystère, Pepan2 disparaît. Lale qui parle 5 langues, devient donc le seul tatoueur du camp et de fait il est intégré dans la « Politische Abteilung »  la gestapo du camp, mais sous surveillance d’un officier SS.

Il en tire un certain nombre d’avantages : nourriture, temps libre, chambre individuelle.

Juillet 1942 : un wagon entier de femmes vient d’arriver, il est donc chargé de les tatouer. L’une d’elles attire son attention : Gisela Furman (Gisa) il lui tatoue le n° indiqué sur le document qu’elle porte : n° 34902 (4562). De faible constitution il va l’aider en lui fournissant nourriture supplémentaire, poste de travail moins pénible. Ils peuvent se rencontrer le dimanche, n’oublions pas que Lale bénéficie de temps libre et aussi de la complicité de l’officier SS, Baretaki, chargé de le surveiller.

La contrebande se pratique dans le camp, Lale y participe avec les codétenus, qui troquent le peu qu’il leur reste contre de la nourriture avec les locaux polonais.

25 janvier 1945 :il est transféré à Mauthausen-Gusen. Il en profite pour s’évader et revenir au pays, sa Tchécoslovaquie.

Marqué par Gisa (Fuhrmannnova) il tente de la retrouver en allant à Bratislava, lieu de transit des rescapés et chance inouïe il la retrouve.

Puis vous devinez la suite, ils vont s’épouser. Lale change de nom pour Sokolov,, nom de sa sœur et qui fait plus local qu’Eisenberg.

Se décide à ouvrir une usine, collecte des fonds pour Israël, ce qui déplait fortement au gouvernement communiste qui saisit l’entreprise et emprisonne Lale., puis le libère peu de temps après.

Le couple préfère quitter ce pays en 1949 et se réfugier en Australie, à Melbourne, où Lale ouvre une nouvelle usine de vêtements.

Un enfant Gary complétera la famille en 1961. Seule sa femme retourne quelquefois en Europe, car lui n’en a pas envie.

Gila décède en 2003 et Lale le 31 octobre 2006.

Notes :

1°) Auschwitz seul camp où est pratiqué le tatouage. Les autres camps ont adopté le marquage sur les vêtements, ce qui posera des problèmes d’identification après leur élimination par le moyen que vous devinez.

2°) il était un professeur d’université, mais communiste.

Un livre : « le tatoueur Auschwitz » de Heather Morris en 2018. Qui a suscité quelques critiques (Mémorial Research Center) car romancé. et des imprécisions  de dates de lieux. pas de gazage dans un bus un seul four crématoire détruit et non 2, pas de pénicilline non disponible à l’époque.

 

 

 

 

 

NDLR : je possède ce livre, l’ai lu, il est vrai qu’il est romancé   mais ne serait-ce pas pour adoucir certains faits et de plus Lale raconte 50 ans après, donc des souvenirs parfois estompés et puis ce n’’est qu’une histoire d’amour sur fond historique.

 

Sources : divers sites internet.

 

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