Maurice DIDE médecin psychiatre toulousain résistant

 

               

Naissance à Paris (8e) le 3 juin 1873. Il est le fils d’un pasteur protestant Auguste DIDE, sénateur du Gard (1885/1894) et de Mathilde Sophie WEST, d’origine anglaise comme le laisse supposer le nom.

Il fait ses études au lycée Condorcet à Paris 9e , obtient le BAC de lettres/sciences en 1891. Études de médecine à Paris, doctorat obtenu en 1900.

18 février 1908 : Maurice épouse au Cateau-Cambrésis (Nord) Adrienne-Jenny Baudouin.

Juin 1909 : il descend dans le sud de la France à Toulouse (Haute-Garonne), remplacer le docteur Dubuisson directeur de l’asile de Braqueville (hôpital Marchant1) où sont accueillis environ 1100 malades).

Dispensé de service militaire, il se rend néanmoins sur les lieux de combat, au sein du 24e bataillon de chasseurs à pied d’avril 1915 à début 1915. Affecté ensuite dans plusieurs formations avant de revenir à Toulouse milieu 1915.

Novembre 1936 : il prend sa retraite, mais continue à fréquenter la faculté de Toulouse comme chargé de cours.

En 1939, il demande son affectation sur le front et se retrouve à Vesoul à la tête d’un hôpital psychiatrique.

Il revient à Toulouse en 1940. Maurice DIDE est opposé au régime de Vichy de juillet 1940, il publie « Vive la liberté » journal clandestin. Fréquente la «  librairie  du Languedoc » au 46 de la rue éponyme, de Silvio Trentin2, antifasciste italien. Il organise et facilite le passage d’officiers anglais et polonais vers l’Espagne, pendant l’hiver 1940/41 en liaison avec les filières d’évasion « Buckmaster » et « O’ Leary » 

Il intègre le réseau « Combat », devient responsable du NAP3 où il est l’adjoint de François Verdier4

6 juillet 1943 : la gestapo ayant découvert ses activités, l’arrête, l’emprisonne à la prison Saint-Michel de Toulouse, jusqu’à janvier 1944 et le 15 du mois il est transféré à Compiègne, camp Royallieu.

27 janvier 1944 : il est déporté à Buchenwald par le convoi 27.  Il soignera des détenus avec des moyens de fortune Il y décédera le 26 mars 1944, il avait 71 ans.

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Distinctions : Légion d’honneur.

                     Croix de Guerre 14/18.

                   Médaille de la Résistance avec rosette, à titre posthume

Notes :

       1°) Gérard Marchant, natif de Saint-Béat (Haute-Garonne) 11 mars 1813/21 janvier 1881. Psychiatre toulousain à la tête de cet ensemble de 25 bâtiments le 1er juillet 1858.

       2°) naissance le 11 novembre 1885, avocat italien, prof de faculté, anti Mussolini. Quitte le pays pour la Gascogne en 1926 et Toulouse en 1935. Repart en Italie en septembre 1943 après chute de Mussolini. Arrêté par les autorités du pays, il meurt en détention le 12 mars 1944.

      3°) noyautage des Administrations publiques.

      4°) alias « Forain » résistant, responsable du MUR, (Mouvement Uni de la Résistance).  Arrêté sur trahison, par la gestapo en décembre 1943. Exécuté le 27 janvier 1944, son corps retrouvé dans la forêt de Bouconne, à l’ouest proche de Toulouse.

 

Sources : divers sites internet

 

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