Rose WARFMAN, résistante, rescapée française d’Auschwitz

               Rose jeune       (photo facebook)

Née Gluck le 04 octobre 1916 à Zurich, elle est la 3 ème fille de Paul (Pinhas) Gluck-Friedman (1846/1968) né à Tarnów. (Pologne) et de Hénia Shipper (1887/1968) née à Przemyśl en Galicie1.

Rose, en haut et à gauche (photo blog héroïnes de la résistance)

Deux sœurs Antonette et Hendel ainsi qu’un frère Salomon2 complètent la famille. Cette dernière partie de Galicie se réfugie en Belgique, en Suisse, en Allemagne pour poser enfin ses valises en France, plus précisément à Strasbourg.

           La famille à Brive (photo idem)

Naturalisation française le 2 juillet 1928.

Rose fréquente le lycée international des Pontonniers de la ville. Puis la famille part s’installer à Paris, où Rose travaille au CASIP (Comité d’Action Sociale des Israélites de Paris). Elle est la collègue de Lucie Dreyfus, (la veuve du Capitaine).

Rose suit des études d’infirmières et sera diplômée en 1942. Ensuite elle obtient un poste à l’école puéricultrice de Paris, au 26 Bd Brune.

Nouveau déplacement, cette fois à Brive-la-Gaillarde où elle rejoint sa sœur Antoinette qui est l’épouse du rabbin local David Feuerwerker. Avec ces derniers elle intègre le groupe de résistance « Combat » où elle est « Marie Rose Girardin ». Elle aide les réfugiés juifs auxquels elle prodigue des soins, apporte une aide pécuniaire, fournit quelques renseignements pratiques.

Fréquentant la synagogue ; elle y est arrêtée en mars 1944, dirigée vers Drancy le 8 avril et envoyée à Auschwitz le 29 avril par le convoi 72 de 1004 juifs (398 hommes et 606 femmes de tous âges).  Mais sa sœur Antoinette réussi à lui procurer une tenue d’infirmière à Drancy.

C’est habillé ainsi qu’elle arrive à destination, où elle est :  n° matricule 8059 doublé du triangle (juive).  Cela attire l’attention du Dr Mengele, l’ange de la mort, qui la prend avec lui pour ses expérimentations barbares.

En réalité elle sera opérée deux fois sans anesthésie. Puis servira de cobaye 3 autres fois puis épuisée et inutile sera envoyée au camp de Gross-Rosen (aujourd’hui en Pologne). Est affectée à la fabrication de munitions de 18 h à 6 h.

À Birkenau, avec une cinquantaine de détenues, elle tricotait des vêtements pour les nouveau-nés du régime. Puis on leur demanda de faire des chaussettes « homme ». Rose vit là l’occasion de faire sa résistance personnelle, sa vengeance, pour cela elle fit de gros nœuds internes, ce qui rendrait la chose inutilisable.

Elle sera libérée en février 1945, par l’armée rouge. Et revient en France

Après-guerre elle est employée à la compagnie Israëlienne aérienne El Al.

Elle ouvre à Paris un bureau afin de guider les dirigeants israéliens lors de leur venue dans la capitale. C’est ainsi qu’elle guida Ben Gourionet Golda Meir.

Elle participa aussi à l’aventure de l’Exodus en fabriquant, en mai 1947, quelques 4200 faux papiers avec l’Abbé Glasberg (voir article du 20 mai 2026).

Elle décède à Manchester le 17 septembre 2016, ville où elle était venue quelques années auparavant rejoindre ses enfants et petits-enfants.

Distinctions :

  • Chevalier de la Légion d’Honneur (10/02/1959) et Officier (10/04/2009).
  • Médaille militaire.
  • Croix de Guerre 39/45
  • Croix du Combattant volontaire de la Résistance.

 

Notes :

              1°) ancienne région, mais maintenant entre l’Ukraine à l’Est et Cracovie (Pologne) à l’Ouest.

              2°) né le 5 novembre 1914 à Zurich. Médecin français, résistant, déporté le 15 mai 1944 par convoi n°73.

 

Sources :  divers sites internet.

 

 

 

 

  

 

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