Madeleine MARZIN institutrice, communiste et résistante

      photo  « Hermine rouge »

Madeleine est née le 21 juillet 1908 à Loudéac (Côtes d’Armor), fille de père entrepreneur et de mère commerçante, catholique très pratiquante, résidant à Plouaret, où elle passera la majorité de son enfance..

Scolarisée elle obtient son Brevet Supérieur1 en 1926, puis entre à l’Ecole Normale d’Institutrices de Saint-Brieuc, où elle se lie d’amitié avec Renée Guilloux professeur de lettres de l’établissement et épouse de l’écrivain Louis Guilloux. Elle en sort institutrice en 1929. Son 1er poste est aux écoles à  « Vieux-marché », à « Kermaria-Sulard » et à « Le Yaudet », trois villages des Côtes d’Armor puis en 1931 ce sera Paris 18ème à Saint-Ouen puis à l’école de filles de Plessis-Robinson (Hauts de Seine), tout en résidant au 110 rue Victor Hugo à Vanves.

Elle tente d’insuffler un nouveau mode d’éducation, parle breton à ses élèves2, peut faire la classe dehors à en plein air.

Son père décède en 1926 des suites d’une tuberculose contractée à la guerre.

En 1932 elle adhère au Parti Communiste et à « Bretons émancipés de Paris ». Elle est aussi trésorière du syndicat de l’enseignement de 1933 à 1934. Elle y est profondément impliquée au point que son autorité et le préfet, en font un rapport au ministère de l’intérieur.

                                  avec 2 collègues (photo cotes d’Armor et: son frère Gustave)

 

S’engage dans la résistance au Front National Universitaire ainsi que deux3 de ses quatre frères, dont un sera déporté par la suite.

En 1939 elle s’occupe à l’évacuation de certains écoliers parisiens vers la Creuse, zone plus sure. L’événement ci-dessous et sa fragile santé, cures à Sainte-Feyre (Creuse) mettront fin à sa carrière.

1er juin 1942 : elle est arrêtée, alors qu’elle arrivait au domicile de Sézille de Mazancourt, 5 rue A.Chabrière Paris XVème, par la brigade spéciale « BS2 » pour avoir participé la veille, rue de Bucy 6ème à une manifestation féminine organisée par le Parti Communiste, contre la restriction alimentaire et le ravitaillement imposés par l’occupant, et pendant laquelle 2 policiers ont été tués.

Interrogée, torturée, elle est condamnée à mort par Vichy au 1er procès, mais cette peine sera transformée en grâce. Cependant lors de son transfert de la prison de la petite Roquette de Paris XIème vers la prison de Rennes, elle trompe la vigilance de ses gardiens avec l’aide de la résistance et parvient à s’échapper, le 17 août suivant.

Elle continue le combat, crée des comités pour la lutte des femmes, organise des évasions de la prison de la Santé ou du Val de Grâce et participe à l’insurrection lors de la libération de Paris (19-25 août 1944).

Après-guerre elle occupe plusieurs fonctions politiques dont celle de Député communiste de la Seine de 1951 à 1958. Fera partie de plusieurs commissions comme l’Education, les Affaires Sociales. Elle est à l’origine de la création de l’UFF4.

Elle décède le 27 mai 1988, à Paris Xème

A Saint-Brieuc le collège « Beaufeuillage » est rebaptisé « Madeline MARZIN » en présence de la famille  le 11 avril 2024

(Photo  » le télégramme de brest »

Distinctions :

    Médaille de la Résistance Française avec rosette en avril 1951.

de René PRIGENT prof d’Histoire

un livre :

 Notes : 

       1°) suffisant pour devenir institutrice, supprimé en 1940 remplacé par le Baccalauréat.

       2°) langue populaire parlée et utilisée dans la région, peu connaissait la langue Française. Une réforme rendra la français obligatoire.

      3°) Pierre (1904/1987) dans les FTP et Gustave (1912/1989) déporté à Neuengamme et revenu.

      4)) Union des Femmes de France (1881) devise : les hommes au front, les femmes aux ambulances (soins aux blessés de la guerre).

 

 Sources :  divers sites internet

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