LIBERTE

Poème de Stéphanie RAMOS

 

Dans l’aube où souffle Hugo, j’entends monter le vent,
Force vive qui rompt les chaînes de la terre ;
Et Lamartine écrit qu’aucun destin n’est pierre,
Quand l’homme ose avancer, debout, fier et vivant.

Rousseau voit se lever le peuple incandescent,
Réclamant l’air volé que l’injustice serre ;
Et Zola, dans le feu d’une clameur sincère,
Rallume en chaque cœur l’élan du combattant.

George Sand fait fleurir la douceur en révolte,
Un chemin de lumière où s’ouvre la clairière ;
Tandis que Baudelaire, d’une aile passagère,
Fait vibrer l’infini dans l’ombre qui s’exalte.

Aragon dit l’amour qui franchit les remparts,
Où l’être se délivre et s’élance sans trêve ;
Et Desnos, en rêveur, déploie mille départs,
Pour que l’esprit s’envole et jamais ne s’achève.

Ainsi parlent ces voix, nos phares d’autrefois :
La liberté s’élance, ardente et déployée ;
Elle brise le joug, relève l’âme noyée,
Et fait naître un demain qui répond à nos voix.

 

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