Odette BERGOFFEN  résistante française est décédée

 

Elle est la fille unique d’Eugène et de Marie-Louise Blanchet. Elle voit le jour le 19 octobre 1924 à Vernoil le Fourrier (Maine et Loire). Adolescente elle aide ses parents à la ferme.

En 1930 elle fait la connaissance de la famille Moscovici, dont le père Ephraïm, né le 21 septembre 1938 à Fãltriceni (Roumanie) tout jeune médecin, installé en France depuis 1927 et à Vernoil en 1934 soigne son grand-père. Louise est l’épouse d’Ephraïm, ils ont deux enfants Jean-Claude né le 19 juillet 1936 et Liliane née 29 août 1940 (décédée le 21 avril 2014). Odette fréquente quelque peu la famille.

Elle a 17 ans, elle est pleine de vie et s’engage dans la résistance : le réseau « Libération-Nord ». Elle sera « Michèle » agent de liaison du secteur de Tours (Indre et Loire).

1942-43 : c’est la période des rafles antisémites, il faut redoubler de prudence et prévoir un lieu de repli sécurisé.

16 juillet 1942 : Ephraïm et ses deux frères, Léon et Lazar, sont arrêtés, et seront déportés1 vers Auschwitz par le convoi n° 8, parti d’Angers. Le lendemain la police revient mais Louise sur ses gardes s’enfuit avec l’aide d’Odette sa voisine de 17 ans, elle avait auparavant pris la précaution de confier ses enfants Jean-Claude2, 6 ans et Liliane 2 ans à une voisine.,

2 septembre 1942 : Odette va chercher Louise Moscovici, et à vélo elles rejoignent la gare pour rallier celle de Tours, à une centaine de kilomètres de Vernoil. Elle y connait une amie sûre qui l’hébergera. Hélas ladite personne vient d’être arrêtée. Solution de secours, sa tante au village voisin.

Sur place elle prend contact avec Jean Meunier3, un chef de la résistance, qui possède une imprimerie à Angers. Evidemment c’est une aubaine pour fabriquer de faux papiers : identité, carte d’alimentation qui permettront à Odette de passer en zone Sud, non occupée.

Deux mois plus tard Jean-Claude et sa sœur Liliane sont arrêtés. Mis en prison à Angers puis un départ vers Drancy. Ils sont remis en liberté grâce à l’intervention supposée d’amis influant, ou comme malades soignés à l’extérieur par une antenne UGIF qui doit les ramener une fois guéris. Ils sont donc accueillis dans une maison de l’UGIF4. Cette dernière connue des services de police n’est pas le refuge idéal dans les circonstances du moment.

Louise entre en action en les récupérant et en les emmenant dans un lieu sûr chez sa tante et son oncle à Morannes près d’Angers, restant avec eux jusqu’en janvier 1943. De faux papiers établis par Mr Meunier pour optimiser leur sécurité.

En mars 1945, la famille rejoint enfin Vernoil, son village.

26 février 1946, Odette épouse Léo Bergoffen (décédé en 2020), résistant juif rescapé d’Auschwitz. S’installeront à Avrillé (Maine et Loire), auront 2 enfants Françoise et Jacques.

Odette ira au Lycée Henri Bergson d’Angers de 2006 à 2019 raconter son parcours.

Odette s’éteint à Trélazé près d’Angers (Maine et Loire) ce dernier 6 janvier 2026.

 

Distinctions :

Chevalier de la Légion d’Honneur le 31/12/2006 puis Officier le 15 janvier 2025, décoration remise par le maire d’Angers.

Reconnue « Juste parmi les Nations » en 1994 par Yad Vashem. Honorée le 9 février 1995.

Notes :

1°) Lazare en sera le seul rescapé.

2°) pédiatre, rescapé de la Shoah, auteur d’in livre « voyage à Pitchipoï » (trou perdu) en 1995.

3°) 1906/1975, homme politique socialiste, résistant. Fondateur de « La Nouvelle République ». Reconnu « Juste parmi les Nations » le 9 février 1945 et honoré à titre posthume le 10 mai 1994.

4°) Union Générale des Israélites de France.

 

Sources :  divers sites internet

 

 

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