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Le caporal-chef de 34 ans, Maxime Blasco, est mort en combattant le terrorisme au Mali, ce vendredi, sous les balles d’un tireur embusqué.

Source AFP Publié le 24/09/2021 à 22h17 – Modifié le 25/09/2021 à 15h29

Un soldat français a été tué au combat au Mali ce vendredi, a annoncé l’Élysée dans un communiqué, alors que la France entame le désengagement partiel de la force Barkhane au Sahel dans un contexte tendu entre Paris et Bamako.

Le caporal-chef, Maxime Blasco, du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces (Isère), 34 ans, est mort au combat « contre un groupe armé terroriste », a précisé le communiqué. Selon l’état-major des armées, la victime a été tuée « au cours d’une opération de reconnaissance et de harcèlement » dans la région de Gossi, à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso. « Des éléments d’un groupe armé terroriste ont été détectés par un drone Reaper tôt dans la matinée, dans la forêt de N’Daki », a ajouté l’état-major.

Il « a été pris à partie à courte distance par d’autres éléments du groupe armé terroriste », note-t-il. « Au cours de cette action, le caporal-chef Maxime Blasco a été touché par un tireur embusqué. » Il a rapidement succombé à ses blessures, selon le communiqué de l’armée. « Il était titulaire de quatre citations et en était à son quatrième engagement dans Barkhane en trois ans. C’était quelqu’un qui avait un parcours opérationnel exceptionnel. »

Touché par un tireur embusqué

En effet, Maxime Blasco avait reçu en juin la médaille militaire « pour la valeur exceptionnelle de ses services », a précisé la présidence de la République, évoquant « l’émotion particulièrement vive » du président Emmanuel Macron.

En 2019, le jeune soldat avait également sauvé la vie à deux de ses camarades après le crash de leur hélicoptère Gazelle. Grièvement blessé, notamment avec de multiples fractures vertébrales, il avait réussi à les extraire sur une cinquantaine de mètres avant de les installer « de façon un peu artisanale sur les patins » d’un hélicoptère Tigre pour les extraire de la zone de combat, a rappelé lors d’un point presse le colonel Pascal Ianni, porte-parole des armées françaises. Un acte de bravoure remarquable.

Une pluie d’hommages

Le chef d’état-major a ainsi témoigné de sa « profonde émotion » envers « un héros qui s’était brillamment illustré lors de ses précédents engagements dans la BSS, en particulier lors de l’opération Aconit en juin 2019. »

La ministre des Armées, Florence Parly, a également rendu hommage au trentenaire. « […] Je m’incline devant son courage, son engagement profond au service de notre pays. Mes condoléances à sa famille […] », a-t-elle écrit.

Son décès porte à 52 le nombre de soldats français tués au Sahel depuis 2013 dans les opérations antidjihadistes Serval puis Barkhane. En 2021, deux soldats, dont une femme, tous deux du 2e régiment de hussards de Haguenau (Bas-Rhin), avaient été tués dans leur véhicule blindé léger (VBL) par un « engin explosif improvisé », lors d’une mission de reconnaissance et de renseignement.

Cinq jours avant, trois soldats du 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse (Meuse) avaient aussi été victimes d’une bombe artisanale. Ces attaques mortelles avaient été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda.

Ce nouveau décès intervient peu de temps après que Paris ait revendiqué la « neutralisation » en août au Mali du chef du groupe djihadiste État islamique dans le Grand Sahara (EIGS), Adnan Abou Walid al-Sahraoui, une opération qualifiée de « succès majeur » pour la France.

Sur décision d’Emmanuel Macron, la France a entrepris de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en réduisant le nombre de troupes dans la région d’ici 2023, à 2 500-3 000 hommes contre plus de 5 000 aujourd’hui. Un défi logistique qui exige une coordination