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Née Marie-Louise BOMBEC, le 27 février 1898 à Limoges, aviatrice française, gloire du sport, première à accrocher de nombreux records à son palmarès.

Orpheline de père à l’âge de 11 ans, dès 13 ans elle travaille comme ouvrière dans une usine à chaussures comme piqueuse sur cuir.

Puis elle se marie avec son filleul de guerre, le lieutenant pilote Louis BASTIE avec qui elle découvre une passion pour l’aviation.

Le 29 septembre 1925, elle obtient son brevet de pilote sur la station aérienne Bordeaux-Teynac qui deviendra plus tard « aéroport de Bordeaux-Mérignac ».

Une semaine plus tard, elle passe avec l’avion ci-contre, un Caudron G.3, sous les câbles du pont transbordeur de Bordeaux.

Le 13 novembre, elle vole de Bordeaux à Paris qui constitue son premier voyage aérien. L’année suivante, son mari Louis Bastié trouve la mort dans un accident. Loin de se décourager elle ouvre une école de pilotage comme instructrice-pilote pendant 6 mois, jusqu’à la fermeture de son école.

Montée à Paris, elle donne des baptêmes de l’air et fait de la publicité aérienne. Elle décide d’acheter son propre avion, un Caudron C.109 avec un moteur de 40 ch (photo >>). Comme elle n’a pas d’argent pour le faire voler, le pilote Maurice Drouhin va l’aider à financer sa passion et le 13 juillet 1928, il lui offre le poste de premier pilote et elle établit avec lui le premier record féminin entre Paris et Treptow-sur-Rega en Poméranie occidentale, distance de 1 058 km homologuée. En 1929, nouveaux records de vols, de 10 heures 30, puis de 26 heures 44 et le 2 septembre 1930, 37 heures 55 puis un de distance de 2 976 km. Pour cet exploit elle reçoit la croix de chevalier de la Légion d’honneur et le Hamon Trophy américain décerné pour la première fois à une Française.

Elle mène aussi beaucoup d’autres combats dont ci-dessous :

<<<  affiche d’une réunion en faveur de l’égalité des droits politiques, avec projection d’un film où Maryse Bastié apporte son concours à la campagne féministe et, dès mai 1934, elle s’engage avec Hélène Boucher et Adrienne Bolland dans le combat pour le vote des Françaises, en soutenant Louise Weiss « association femmes nouvelles » qui se présentera symboliquement aux élections législatives de 1936 dans le 5ème arrondissement de Paris et mène des actions spectaculaires destinées à attirer l’attention de la presse.

En 1936, le 26 juin, ensemble elles investissent la piste du champ de courses de Longchamp, lors du Grand Prix, avec des pancartes portant l’inscription « La Française doit voter ». Le 10 juillet, elles s’enchaînent les unes aux autres et empêchent la circulation, rue Royale, à Paris

Mais aussi lors de la seconde guerre mondiale :

En 1940, elle veut voler pour défendre le pays, mais cet honneur est refusé aux femmes. Rageuse, elle entre à la Croix Rouge et sillonne les routes bombardées, pour secourir les réfugiés. Plus tard, elle rejoint la résistance, et sous le couvert de son poste d’ambulancière, se déplace en zone interdite et glane de précieux renseignements.

En 1944, le général De Gaulle autorise les femmes à rejoindre l’armée, à conditions de figurer sur la liste des meilleures. Bien évidemment, volontaire, elle est engagée avec trois autres pilotes, Maryse Hilsz, Claire Roman et Paulette Bray-Bouquet pour convoyer des avions vers le front. Par la suite et par décret du 27 mai 1940 qui autorise la création d’un corps féminin de pilotes auxiliaires, elle poursuit les convoyages avec le titre de sous-lieutenant en mai 1940. Mais deux ans plus tard, créditée de 3 000 heures de vol et du grade de Capitaine de l’Armée de l’Air, elle renonce à ses ambitions de pilote militaire. Honneurs et responsabilités ne lui sont pas pour autant refusés. En 1947, elle reçoit des mains du ministre de l’Air, la cravate de Commandeur de la Légion d’honneur. Elle est la troisième femme à recevoir cette haute distinction, première à titre militaire.

En plus des décorations mentionnées aux paragraphes ci-dessus, elle est titulaire de beaucoup d’autres dont :

-Commandeur de l’ordre des Palmes académiques (1937) ;

-Grande médaille d’Or de la société d’encouragement au progrès (1937) ;

-Ordre de l’Etoile rouge (URSS 1931) ;

-Chevalière de l’Ordre national de la Croix de Sud (Brésil 1937) ;

-Ordre de l’Etoile de Roumanie (1937) ;

-Médaille d’Or de l’éducation physique et des sports (1937) ;

-Ordre du Mérite du Chili (1938) ;

-Croix de l’aviation (Pérou, 1938) ;

-Ordre de Simon Bolivar (Venezuela, 1938) ;

-Croix de Saint Olaf (Norvège, 1940) ;

-Croix de guerre 1939-1945 avec palme ;

-Médaille de la Résistance française ;

-Médaille de l’aéronautique ;

-Commandeure de l’ordre royal du Cambodge.

En 1951, elle entre au service des relations publique du Centre d’essais en vol. Le 6 juillet 1952, lors d’une mission, au meeting aérien à l’aéroport de Lyon-Bron, elle trouve la mort dans l’accident du prototype d’un Noratlas, où elle avait pris place en tant que passagère.

Une association des amis de Maryse Bastié fut formée, sous la présidence de Jacqueline Auriol.

L’armée de l‘air l’honore chaque année, le jour anniversaire de sa mort au cours d’une cérémonie militaire.

Son nom a été donné à plusieurs établissements scolaires, de nombreuses rues et avenues, une plaque sur la maison où elle a vécu (23, rue Froidevaux, Paris 4ème) ainsi que trois stations de tramway en France.

Un monument est dressé en son honneur dans le square Carlo Sarrabezolles à Paris.

Voir photos ci-dessous :

 

Elle a fait le bonheur des philatélistes, par de nombreuses émissions de timbres-poste.                                                         Voir une partie ci-dessous :

Réalisé en partie avec internet et mes souvenirs d’une étape de quelques années (1966-1971) à Boulogne sur Mer où je découvre, au cours de mon travail, la rue Maryse Bastié avec cette glorieuse française. Ville où on y trouve aussi, les rues de ces aviateurs : Clément Ader, Georges Guynemer, Jean Mermoz et Antoine de Saint-Exupéry.

                                                                                                                                       Serge Clay