PUPILLE ORPHELIN 23, rue de Bretagne 14000 Caen 06 60 14 53 62 pupille.orphelin@gmail.com

Républicain Lorrain Région de Forbach                         SPICHEREN  Histoire

   2 Août 1870 : l’escarmouche de Sarrebruck

                             

Une carte postale de l’époque relatant la journée du 2 août 1870. Photo RL

 À l’occasion de la commémoration des 150 ans de la guerre de 1870, Le Républicain lorrain propose une série d’articles consacrée à la bataille de Spicheren, du 2 au 6 août, en lien avec la Société pour la promotion de l’identité culturelle et historique.

 La guerre de 1870/71, qui devait être triomphale pour le Second Empire, sera un désastre : mal équipée, mal commandée, sans plan de campagne, l’armée attendra son destin, dispersée le long de la frontière allemande. Napoléon 111, malade, veut conduire cette guerre personnellement. À son arrivée à Metz le 29 juillet, il se rend compte du désordre de son armée. L’effectif atteint la moitié des prévisions. Aucune offensive n’est permise. La Prusse et ses alliés profitent de cette inaction pour concentrer leurs forces. Le 30 juillet, l’état-major français ordonne une reconnaissance sur Sarrebruck pour se renseigner sur les intentions de l’ennemi.

Division Bataille contre bataillon prussien

L’opération est confiée au général Frossard qui commande le 2e corps et se déroule le 2 août. La 2e division du général Bataille se déploie face aux collines situées au sud de Sarrebruck. Un bataillon du 40e I.R. prussien resté pour surveiller la frontière se défend énergiquement avant d’évacuer la rive gauche de la Sarre. La division Bataille se contente d’occuper les collines et de bombarder la rive droite de la Sarre en présence de Napoléon Ill et de son fils Louis. Les Français perdent 86 hommes dont 10 tués, les Prussiens 128 hommes dont 19 tués.

Qualifiée de « bataille de Sarrebruck », cette opération n’apprend rien à l’état-major français mais provoque l’invasion de l’Alsace le 4 août 1870 par la 3e armée prussienne commandée par le prince héritier Fréderic-Guillaume.

Malou Lorenzon