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La désertion :

Était considéré comme « déserteur au cours de la Première Guerre mondiale en France », tout militaire qui n’a pas rejoint son corps d’incorporation plus de deux jours après la date fixée ou plus de cinq jours après la fin de la permission. D’après les articles 231 et 232 du Code de la justice militaire de 1857, le déserteur est passible du Conseil de guerre et d’une peine de deux à cinq ans de travaux forcés1. Par ailleurs, la désertion en présence de l’ennemi est punie de mort par l’article 238 du Code de justice militaire 2.

Les 600 soldats français fusillés au cours de la Première Guerre mondiale ont généralement été condamnés non pour désertion mais pour refus d’obéissance ou abandon de poste, sanctionnés de peine de mort par application des articles 211 et 218 de ce Code3,4. Ainsi les mutineries de 1917 étaient qualifiées dans les documents officiels de « révoltes », « rébellions », « insubordinations » non de désertion ou d’insoumission.

Les déserteurs ne doivent pas être confondus avec les embusqués. L’« embuscade » était une pratique massive de contournement permettant d’éviter les postes de combats les plus exposés, non une violation de la loi, sauf cas exceptionnels de pratiques frauduleuses.

Importance de la désertion

Le nombre de déserteurs en août 1914 est faible, de l’ordre de 1,5 % des mobilisés, alors que l’état-major prévoyait un taux de 10 %5. Le carnet B qui prévoyait l’arrestation à la mobilisation générale de militants pacifistes fichés suspectés de vouloir entraver la mobilisation n’a pas été utilisé. Par la suite, les désertions furent vraisemblablement plus nombreuses : appelés ne rejoignant pas leur affectation lors des mobilisations suivantes, fuite de la zone des armées pour rejoindre l’arrièrepermissionnaires revenant avec retard à leur corps ou entrant dans la clandestinité.

Contrairement à la désertion dans les armées allemande et britannique au cours de la Grande guerre qui a fait l’objet d’études, celle des soldats français est mal connue. Aucune évaluation globale de la désertion en France pendant la Grande Guerre, ni de sa pénalisation n’a été tentée. Les historiens estiment que le chiffre indiqué par l’Armée, de 15 745 par an, et celui donné par la gendarmerie nationale, de 66 678 arrestations au cours de la guerre, sont inférieurs à la réalité mais s’accordent à considérer que la désertion resta un phénomène minoritaire en France jusqu’à la fin de guerre, contrairement à l’Autriche-Hongrie et à la Russie, et ne perturba pas les opérations militaires. En effet, les soldats tentés de rester chez eux en étaient dissuadés par une forte pression sociale. Certaines zones rurales, en Ardèche, dans les Pyrénées, en Corse auraient cependant connu des groupes de déserteurs. Les déserteurs des régions frontalières se réfugiant en Suisse et en Espagne semblent également assez nombreux6.

Seule une faible partie des déserteurs ont été poursuivis en conseil de guerre, soit parce que les autorités n’en avaient pas connaissance (s’agissant d’insoumis au moment de la mobilisation, on peut supposer que la plupart se sont réfugiés à l’étranger ou sont restés dans la clandestinité), soit parce que les officiers fermaient les yeux sur les retards de permission ou de convalescence7.

Désertions en présence de l’ennemi

Certains soldats se sont rendus à l’ennemi se constituant volontairement prisonniers ou se laissant capturer sans résistance ce qui s’est produit dans toutes les armées en présence. La propagande a mis en lumière les redditions de soldats de l’armée adverse. Cette forme de désertion a rarement pu être sanctionnée et ne concerne qu’une faible proportion des 600 fusillés de la guerre. Le nombre de désertions au front au cours de la guerre ne peut être évalué. Le phénomène est resté relativement marginal dans l’armée française et n’a pas eu d’incidence sur le cours de la guerre. Après la guerre, certains prisonniers ont été accusés de s’être volontairement laissé capturer, dans la plupart des cas injustement, celui de Roger Salengro étant le plus connu.

Ils ont souvent été considérés comme des traîtres…

En 1914 nos militaires étaient des hommes envoyés par la France sur les fronts  de guerre, ils avaient  entre 20 et 24 ans, ils étaient exposés au danger, majoritairement fantassins et hommes de troupes. Combien d’entre eux sont revenus vivants !!! leur courage et leurs combats ont sauvé la France.

En 2020 l’Armée est différente, nos soldats sont des militaires qui ont choisi leur métier et la gestion de l’Armée est devenue différente.

Actuellement la désertion existe encore mais aussi dans les milieux politiques !!!

Comment se produit-elle ?

Un élu peut retourner sa veste et changer d’étiquette politique car passer son temps sur un banc à ne rien dire et être obligé de voter ce que son parti lui demande n’est pas ce que lui demandent ses électeurs. Actuellement les députés confinés sont devenus dépités depuis que leur Assemblée Nationale a autorisé le gouvernement à légiférer par ordonnances.

Un traître est celui qui quitte son parti pour s’inscrire à un autre, un converti, celui qui quitte cet autre pour s’inscrire au vôtre. (George Clemenceau).

Pour certains députés leur quotidien s’est vu bouleversé. Ils ne peuvent plus légiférer, ils écoutent les plaintes et les conseils de leurs concitoyens, ils vivent parmi eux et se retrouvent tenus à l’écart du Palais Bourbon. Que pourront-ils faire après le déconfinement !!!

Pour d’autres le confinement les a exaspéré, au lieu de rester dans leur canton et vivre auprès de leurs concitoyens afin de les comprendre et de les aider, ils ont préféré quitter leur région et s’expatrier dans leur résidence secondaire !!!

Alors que dire !!!! serait-ce une désertion de la part d’un élu !!!