Journal Spécial des Sociétés

Paris fête le 75e anniversaire de sa Libération

75 années se sont écoulées depuis l’entrée des blindés dans Paris, le 25 août 1944, libérant la capitale française de 4 années d’occupation nazie. Pour célébrer cet anniversaire, était inauguré, le dimanche 25 août 2019, le musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin, installé sur un nouveau site, place Denfert-Rochereau, dans le 14e arrondissement de Paris.

 

Rendant hommage à la bravoure de ceux qui se sont soulevés en 1944 pour libérer la capitale française, Paris et ses habitants ont célébré, le 25 août dernier, le 75e anniversaire de la Libération de Paris. À cette occasion, la ville avait prévu un programme commémoratif riche, qui a débuté au Champ-de-Mars, avec l’évocation historique de la montée de drapeau tricolore par les Pompiers de Paris. En effet, le 25 août 1944, à 12h50, alors que les combats ne sont pas terminés, un drapeau tricolore, réalisé avec les moyens du bord, est hissé par le « commando Sarniguet » au sommet de la tour Eiffel. Quelques heures plus tard, le cessez-le-feu est signé à la Préfecture de Police.

La ville a aussi rendu hommage à la 2e Division Blindée (DB) française du Général Leclerc, laquelle est entrée dans Paris par la Porte d’Orléans pour libérer la ville. De cette porte est parti le Défilé de la liberté (réalisé en partenariat avec la Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque), lequel s’est rendu jusqu’à la place Denfert-Rochereau. C’est à deux pas de cette place, non loin du

« Lion de Belfort », spectaculaire sculpture d’Auguste Bartholdi rendant hommage à Pierre-Philippe Denfert-Rochereau, grand résistant durant le siège de Belfort en 1870, que se dresse le nouveau musée de la Libération. Installé juste au-dessus du poste de commandant clandestin du colonel Rol-Tanguy – abri souterrain ouvert pour la première fois en public –, le nouveau site a été inauguré ce même jour en présence de la secrétaire d’État auprès de la ministre des armées, Geneviève Darrieus de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

 

Le musée de la Libération inauguré à Denfert

 

« Il est de la responsabilité de nos générations, nées après la guerre, nous qui avons eu la chance de vivre en paix et d’entendre directement les récits des témoins et des héros de l’époque, de conserver la mémoire en disant l’histoire. Il est de notre responsabilité de préserver et de transmettre les traces de ce moment extraordinaire de l’histoire de notre pays et de Paris. » a déclaré Anne Hidalgo dans son discours inaugural, le 25 août dernier, au Musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin. Ce nouveau lieu, initié par la résistante française Cécile Rol-Tanguy il y a 6 ans, réunit en son sein les fonds du musée du général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris-musée Jean Moulin, situé alors à Montparnasse.

Lors de cette cérémonie, Anne Hidalgo n’a pas manqué de souligner l’importance de la création de ce musée, jugée indispensable, essentielle : « Ce nouveau musée répond à une nécessité impérieuse, à une urgence démocratique. Celles de la transmission de l’histoire, des valeurs et des principes de la Résistance et de la Libération qui fondent notre contrat républicain et notre unité nationale. ».

Au fil du parcours, les visiteurs pourront y découvrir « une page fondamentale de l’histoire de France, a déclaré la maire de Paris, au travers du parcours de deux hommes très différents, Jean Moulin et Philippe Leclerc de Hauteclocque », deux figures héroïques de la Seconde Guerre mondiale. S’interrogeant sur le destin et le courage de ces hommes, Anne Hidalgo a cité Jean Moulin, qui déclarait, dans une lettre adressée à sa mère et à sa sœur : « Je ne savais pas que c’était si simple de faire son devoir quand on est en danger ».

Parmi les objets exposés dans ce nouveau lieu commémoratif, la boîte de pastels de la marque Lefranc ayant appartenu à Jean Moulin, une canne du Général Leclerc de Hautecloque, ou encore un brassard tricolore officiel 2e DB marqueront les plus curieux. Un fonds d’affiches et de journaux originaux, une collection textile d’uniformes de la 2e DB et des séries photographiques, notamment sur la Libération de Paris, complètent cette collection unique.

Le ministère des armées, qui a contribué au financement de ce projet à hauteur d’un million d’euros, souligne les « enjeux de transmission de cette période complexe de l’histoire contemporaine. » auxquels ce musée tend à répondre. « Ce patrimoine est un témoin de notre histoire, mais il est aussi un magnifique instrument pour entretenir le lien armées-nation. C’est la raison pour laquelle nous poursuivons une politique culturelle ambitieuse », a souligné Geneviève Darrieussecq.

Comparé par Anne Hidalgo à un « flambeau » transmis aux prochaines générations, ce nouveau lieu tend à éclairer de vérité une période sombre de l’histoire. Il est le symbole de la libération de la France toute entière u cœur de la ville lumière, ville de la liberté.

 

Constance Périn

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