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Les conséquences de l’Appel du 18 juin

Dès le 19 juin, nombreux sont les quotidiens régionaux , en zone non occupée, qui en parlent.

 C’est le cas, par exemple, du Petit Provençal (115 000 exemplaires tirés ce jour-là) qui reproduit, en première page, l’appel lancé la veille par le général de Gaulle . 

Deux journaux comme le Petit Provençal en parlent le lendemain :le Marseille-Matin et le Petit-Marseillais qui  publient les extraits les plus significatifs de l’appel.

 

                            

 

source:http://langlois.blog.le monde.fr                                      

Le Progrès de Lyon donne, lui, cette dépêche en deuxième page:   

                                      

Londres, 18 juin. Le général de Gaulle, auteur de nombreuses études sur le rôle des chars d’assaut, a prononcé ce soir une allocution à la radio de Londres.  « La France n’a pas peur », a-t-il dit. « Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui continue la lutte. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale…
Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique de l’Allemagne, nous pourrons vaincre par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là… »                            Des personnalités se souviennent sans erreur possible de l’avoir entendu :Pierre Mendès-France qui se trouve alors à Bordeaux, André Philip à Cognac, par exemple. D’autres l’ont entendu à l’autre bout de la terre tel que René Thibault à Tokyo, qui capte le message retransmis depuis Saigon, le gouverneur Félix Ebouéen Afrique équatoriale française, ou la garnison française d’EI Kantara. Et combien d’autres encore, connus ou inconnus, tels les cent trente trois marins de l’Ile de Sein ralliés entre le 24 et le 26 juin, ou les dizaines de jeunes gens quittant clandestinement Saint-Jean-de Luz, Brest ou Saint-Malo, sur des bateaux de pêche ou de simples barques dont beaucoup n’arriveront jamais…

Les hommes de l’île de Sein ont été prévenus qu’un général français doit parler à la radio de Londres. Une centaine d’habitants, réunis autour d’un des postes de TSF, entendent le discours du général de Gaulle le 22 juin. Fortement impressionné, chacun retourne chez soi alors que des avions bombardent des cargos qui passent au large. Ainsi, du 19 au 26 juin, 114 habitants que la mobilisation avait écartés à cause de leur âge ou de leur charges de famille, partent de Sein. Plus tard, d’autres rejoindront l’Angleterre par divers moyens. Au total, 124 Sénans quitteront l’Ile de Sein pour la Grande-Bretagne ; le plus âgé a alors 54 ans et le plus jeune 14 ans.

 L’impact de l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle a permis à certaines personnes (françaises ou même étrangères) de prendre conscience qu’elles pourraient jouer en faveur de la victoire de la France ;  et ont permis la libération de la France.