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Les associations d’anciens gendarmes dont l’UNPRG demandaient depuis longtemps cette disposition (Photo d’illustration DC /L’ESSOR)
Déjà 8.000 demandes d’attribution de la carte du combattant d’Algérie pour la période 1962-1964
23 janvier 2019
C’était une mesure réclamée depuis des lustres par les organisations d’anciens combattants et par l’UNPRG : désormais 50.000 soldats français, déployés en Algérie pendant deux ans après les accords d’Evian, pourront prétendre à la retraite du combattant. Du coup, en quelques mois, 8.000 demandes d’attribution ont été enregistrées.
Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, a ouvert ce mardi 22 janvier la première réunion de l’année de la Commission nationale de la carte du combattant dans les locaux de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) à Paris. Cette commission donne son avis sur toutes les demandes de carte du combattant déposées sur le territoire. A ce jour il y en a 9.800, dont 8.000 dans le cadre de la mesure sur l’attribution de la carte du combattant pour l’Algérie du 3 juillet 1962 au 1er juillet 1964.
Une mesure d’équité
A la suite des accords d’Evian de mars 1962 qui ont mis fin au conflit algérien, quelque 75.000 soldats français, dont une très grande majorité d’appelés, ont continué à être déployés en Algérie pendant deux ans après juillet 1962. 535 soldats français ont été tués pendant cette période. Les 75.000 soldats concernés n’avaient jamais pu bénéficier de la carte du combattant, de la reconnaissance, de l’action sociale et des avantages qui s’y attachent, “comme le peuvent celles et ceux qui sont ou ont été déployés hors du territoire national dès lors que la France agit dans le cadre de ses obligations internationales”, explique un communiqué du ministère des Armées.
“Afin de mettre un terme à cette inégalité de traitement, Geneviève Darrieussecq, sur demande du Premier ministre, et dans le respect d’un engagement du président de la République, a mené pendant plusieurs mois un travail de concertation approfondie avec le monde combattant pour mettre en place cette mesure d’équité entre générations du feu”.
Cette mesure, annoncée en mai 2018 par le gouvernement, pourrait concerner 50.000 bénéficiaires potentiels et représenter un coût de 30 millions d’euros par an.
P-M.G