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Entre 1920 et 1925, sont érigés en France 36 000 « monuments aux morts », environ 1 par commune, monument simple pour rendre hommage aux victimes et non pour glorifier les vainqueurs.
La France en deuil de ses 1,4 million de morts doit aussi prendre en compte 4,3 millions de blessés.
Ajoutons 537 000 prisonniers et disparus et les pertes françaises atteignent 78% des 8 millions de mobilisés (contre 56 % pour l’Allemagne).
Comment parler de victoire devant l’horreur de ces chiffres
Comment expliquer que les pertes alliées étaient supérieures aux pertes allemandes.
Comment expliquer la perte de 230 000 hommes les 3 premiers mois de combat.
                                                AUCUN PLAN DE BATAILLE
La France perd pendant 1564 jours de conflit environ 900 hommes par jour. Le commandant en chef des opérations JOFFRE n’avait aucun plan de bataille précis mais une idée fixe : l’offensive à tout prix sans prévoir de plan défensif. Les dirigeants français ont toujours pensé que la règle serait « l’offensive à outrance », convaincus que les avancées technologiques et une forte mobilisation imposeraient une décision rapide.
Le plan JOFFRE élaboré entre avril 1913 et avril 1914 prévoyait de grandes offensives rapides dans les territoires d’Alsace Lorraine perdus en 1871.
Ces offensives échouent et après la chute de LIEGE le 7 août, trois armées allemandes traversent la Belgique puis se dirigent vite vers Paris.  A Charleroi et Dinant 2 armées allemandes en route vers Namur se heurtent à la 5 éme armée française.
Son commandant Charles LANREZAC (origine noblesse toulousaine) hésite à défendre la ligne Charleroi-Namur comme le veut JOFFRE. Sans consulter ce dernier, il bat en retraite malgré les remarques de certains officiers. LANREZAC sera limogé le 3 septembre 1914 pour lenteur d’exécution.
Cette décision, non prévue, décale la ligne de front vers l’ouest mais contribue, même si personne ne s’en rend compte, à sortir les français du  piège  découlant du plan Schlieffen (contourner les Français par le Nord).
Les allemands menaçant Paris le gouvernement s’exile à Bordeaux, Joseph GALLIENI commandant la place de Paris prépare la capitale à subir un siège. Un retournement inattendu sauve la France de la débâcle (dit le miracle de la Marne). En fait le 29 août 1914 le général Von KLUCK commandant la 1 ère armée envoie ses troupes au sud- est (au lieu de contourner Paris par l’ouest) en décrivant un large arc de cercle.
Ainsi GALLIENI peut disposer des défenseurs de Paris pour les envoyer au front et menacer Von KLUCK. Ce sera l’épisode des taxis de la Marne qui entrent dans la légende les 6 et 7 septembre 2014. Quelques 1100 taxis vont transporter plus de 3 000 soldats à la vitesse de ….25 km/h.
JOFFRE redéploye ses troupes, augmentées de 2 armées nouvelles. La bataille de la Marne commence le 6 septembre sur un axe de plus de 100 km. Elle se termine 1 semaine plus tard lorsque le chef d’état- major allemand Von MOLTKE donne l’ordre de la retraite.
Décision qui constituera un tournant majeur : le début de la guerre des tranchées.
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