Marcelle BARON résistante française

Naissance le jour de la fête nationale en 1909 à Nantes, de Marcelle, Yvonne Le Bail. Son père Julien est mécanicien chauffeur de locomotive, vapeur à l’époque et sa mère Marie Yvonne, née Gillet, est employée de maison.

Le 17 mars 1928 elle épouse Alfred Baron, qu’elle a rencontré à 17 ans, lui en avait 20, à Doulon, proche de Nantes. Alfred est ajusteur à l’usine des Batignolles à Nantes. Il est aussi militant communiste et surtout le délégué GCT de l’usine.

Novembre 1938 : journée de grève sur le site de l’usine, Alfred bouscule un peu les habitudes et force le passage. Il est accusé de violation de domicile, l’usine, et de refus de travailler.

Voulant sortie de ce système il veut rejoindre les brigades internationales en Espagne. Mais son épouse Marcelle qui est comptable à l’usine Brissonneau-Lotz l’en dissuade.

Deux enfants, Annick née en juillet 1929 et Jean-Claude en octobre 1939 tous les deux le 19 du mois à Nantes. Ce dernier deviendra instituteur mais aussi militant communiste. La famille réside au 32 rue de la république quartier du Doulon à Nantes.

Septembre 1939 : Alfred est mobilisé et art rejoindre le front de l’Est, c’est là-bas qu’il apprendra la naissance de son fils.

19 juin 1940 : les troupes allemandes arrivent à Nantes.  Marcelle s’inscrit elle aussi au parti communiste et remplace son mari fait prisonnier et revenu possiblement en 1945.

1942 : Alfred est libéré mais il rejoint aussitôt le maquis de Vaux (Nort sur Grohe), rejoint peu après par sa femme alias « Ginette ». Elle devient agent de liaison du PC, distribue tracts, organise des réunions chez elle, héberge des évadés du camp de Choisel à Châteaubriant, comme Pierre Gaudin et Fernand Grenier créée l’UFF avec Venise Gosnat

1943 : la réorganisation du FNL et FTP la voit devenir responsable régionale sous le couvert de Liberto Rutigliano. Elle y est très active.

28 mars 1944 : elle est arrêtée avec d’autres résistantes du groupe de l’usine. Elle est emmenée au siège de la gestapo, place maréchal Joffre pour y être torturée puis finalement dirigée vers la prison Lafayette. Elle y fait la connaissance de Gisele Gireaudeau, autre résistante communiste nantaise.

La gestapo lui tend un piège lui faisant croire qu’avant son transfert elle pourrait parler à son mari. Le piège est découvert, Alfred réussi à s’enfuir mais pas Annick leur fille, interrogée puis en sachant peu est relâchée.

28 avril 1944 : MB et GG sont incarcérées au fort de Romainville, réservé aux femmes, puis départ pour Ravensbrück le 13mai par le convoi I212. Après 5 jours de voyage c’est l’arrivée le 18 mai. Séance de tatouage matricule 38773

17 juin 1944 : nouvelle affectation pour le commando Zwadau (Tchéquie) où elle retrouve GG arrivée 2 jours avant. Travaillent à l’usine Siemens, pièces pour aviation.

Ce commando va de camp en camp pour échapper aux troupes alliées qui arrivent et le 7 mai 1945 l’Armée Rouge et US la libèrent.

Retour à Nantes, reprend son travail à l’usine Bretonneau jusqu’en 1960

Elle est invitée en 1949 à Moscou par les syndicats pour le traditionnel et imposant défilé du 1er mai, en présence de Staline.

Elle assure le secrétariat de la CGT jusqu’en 1968. Devient membre de la Fédération des déportés et internés résistants et patriotes.

Elle décède le 11 mai 2011 à Nantes.

Distinctions : un collège à Héric (Loire-Atlantique).

Une rue à Sainte-Luce sur Loire.

Sources : divers sites internet

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