Mireille CHRISOSTOME une briochine, résistante française
Photo « Ouest-France »
Née le 26 février 1924 à Saint-Brieuc (Côtes d’Armor), elle fréquente l’école primaire et, à l’issue de cette dernière, entre au collège Marcellin Berthelot de Saint-Brieuc.
Brillante élève elle est reçue au Brevet Elémentaire1. Ce diplôme lui permet d’obtenir un emploi aux « Eaux et Forêts ».
Intègre le réseau de résistance « Front National de Résistance2 » aux côtés de Jean Devienne, alias « Xavier » puis « François », ancien instituteur de Calais (62), son dirigeant, pour les « Côtes du Nord ». On la forme aux fonctions d’agent de liaison, elle sera « Jacotte », prénom de son amie.
En plus de faire parvenir des messages, elle délivrera des armes, des munitions des cartes d’alimentation, avec sérieux et courage.
16 mai 1944 : une première rafle où 20 hommes périrent en s’enfuyant mais sans conséquence pour elle et son groupe.
11 juillet 1944 : c’est la 2 ème rafle sur 12 communes, afin de détruire l’État-Major FFI et FTP. Celle de Saint-Nicolas du Pèlerin (Côtes d’Armor), en fait partie. Une fusée éclairante donne le signal à 15 h 30. Sept jeunes seront abattus en tentant de fuir. Elle est transférée à l’école de garçons d’Uzel-Prés l’Oust réquisitionnée par la « kommandantur » pour y être interrogée. Elle ne dira mot, même sous la torture que lui inflige la milice bretonne « Bezen Perrot3 ». et le SD.
Elle sera donc exécutée d’une balle dans la tête le 14 juillet à la Butte Rouge dans la forêt de l’Hermitage-Lorge, , (avec 54 autres résistants). Retrouvée plusieurs mois plus tard en octobre 1944 dans une fosse commune.
Son réseau « de Bretagne4 » sera donc préservé.
Elle est inhumée au cimetière Saint-Michel de Saint-Brieuc dans le caveau familial avec : Simone la sœur ainée (1920/1931).
Joséphine sa mère née Bourhis (1888/1977)
Charles son père (1873/1960).
Distinctions : Chevalier de la Légion d’Honneur.
Croix de Guerre 39/45
Médaille de la Résistance française (29/11/1955)
Autres : nom de rue à : Loudéac, Plérin, Ploufragan et Saint-Brieuc.
Une école à Laniscat (Côtes d’Armor), une autre à Bon Repos sur Blavet.
Ecole de Bonrepos sur Blavet (photo: site mairie)
Une plaque à l’école Marcellin Berthelot, une autre place Charles de Gaulle à Saint-Brieuc
Un livre référence de Kristian Hamon.
Une chanson en breton : « Maleuriou ar Vro » ou « Les malheurs du pays » de François Le Gall
Notes :
1°) créé en 1833, permettait l’accès à la profession d’instituteur(ice), remplacé en 1947 par le brevet des collèges.
2°) fondé en 1941 à Paris, deviendra ensuite le CNR de Jean Moulin. Jean Devienne né le 16/10/1911 décède le 25 février 1949 à Hué (Indochine).
3°) issu d’un autre mouvement breton, « Bezen Perrot » est mis en place en décembre 1943, par Célestin Lainé après l’assassinat, de l’abbé Jean Marie Perrot, nationaliste breton, qui recevait ses compatriotes très en contact avec l’occupant allemand, par un groupe de résistant communistes. Célestin Lainé se réfugiera en Irlande.
Agissait de concert avec la « Der Bretonische Waffenverband der SS (80 individus)5.
4°) dont faisait partie Alain Poher futur Président du Sénat.
5°) NDLR : j’ai évité de mettre « hommes », vous comprendrez !
Sources : divers sites internet.

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