Marguerite MARTIN dite Daisy femme résistante

Naissance le 1er mars 1898 à Lyon (3ème), fille de Georges Martin avocat de formation, 4ème enfant d’une fratrie de 7. Appelée Daisy par une amie anglaise de sa mère, Thérèse Platon.
La famille est lyonnaise depuis 13 générations.
Fréquente les cours Pontet et Chevreuil à Lyon. Obtention du « Bac Philo », diplôme enfin possible pour les filles., devient infirmière bénévole avec sa mère en 14/18 à l’école de santé militaire. Peut rédiger des articles, organiser des congrès, traduire des documents en anglais, .etc..
1925 : adhérente aux syndicats chrétiens de Lyon. Entre à l’École Normale Sociale de Paris pour 2 ans de formation au statut d’Assistante Sociale.
1930 : conseillère à l’Union féminine civique et sociale, l’UFSC.
1939 : création d’un service de regroupement familial à Paris.
1940 : mai à juillet est active au centre d’accueil des évacués, bourse du Travail, à Roanne (Loire).
Entre temps, le 15 juin quitte Paris, par un dernier train juste avant l’occupation zone occupée pour rejoindre Lyon, sa ville d’origine, mais sera toujours active au sein de l’UFCS. (30 de cette structure deviendront résistants).
Intègre un réseau d’évasion grâce à Marcel Poimboeuf, syndicaliste. Secrétaire quelque temps de Georges Bidault, ministre et résistant. Se consacre essentiellement à la résistance.
Partenaire d’Henri Jaboulay, résistant, chef régional des maquis de l’Ain et Jura. S’évertue à maintenir, en tant qu’agent de liaison, les liens entre MUR et ORA qui fusionneront fin 1943, et autres maquis minoritaires. Elle devient secrétaire du nouveau regroupement FFI. Elle est « Marthe » ou « Emmanuelle » suivant les besoins, dans le groupe « Combat ».
6 mars 1944 : Marguerite réside au 36, avenue Foch à Lyon. On frappe à la porte. Elle ouvre et se voit immédiatement arrêtée par la gestapo lyonnaise dont le chef est un certain Lucien Doussot. Douze autres personnes le seront aussi en se rendant chez « Daisy ».
Elle est emmenée et torturée à l’école de santé militaire de Lyon, puis incarcérée, très diminuée physiquement à la prison lyonnaise Montluc. (3ème). La gestapo l’appelait « Melle je ne sais pas », car elle n’a jamais révélé le contenu des documents importants qu’elle détenait.
20 août 1944 : la tragédie, elle est extraite de sa cellule avec sa codétenue Marie Louise Beroujon (de son vrai nom : Jetty Sontag) et avec 118 autres détenu(e)s sont emmenés à Saint-Genis Laval. Au lieu-dit « Fort de côte Lorette » les futures victimes sont alignées par petits groupes et fusillées, donc assassinées.
C’est ainsi que disparait tragiquement « Daisy Georges-Martin ».
Distinctions :
Chevalier de la Légion d’Honneur.
Croix de Guerre 39/45.
Médaille de la Résistance Française
Nommée : sous-lieutenant de la résistance intérieure française.
Plaque mémorielle sur sa maison d’Irigny (métropole sud de Lyon) le 27 mai 2025, initiative du maire de la localité., en présence de son petit neveu Bruno Permezel, président des « Rescapés de Montluc ».

Des noms de rues et collèges.
Sources : divers sites internet.

Commentaires récents