Marie Yvette HILY, brestoise et résistante

Née le 16 janvier 1923 Plougastel Daoulas (Finistère)

Juin 1940 : s’engage dans la résistance à 17 ans, imitant en cela son père Yves qui dirige le groupe « Défense de la France » pour le nord Finistère.

Arrêté il sera fusillé le 10 juin 1944, au Bouguen, enclave dans la ville de Brest.

Elle espionne l’arsenal de la rade de Brest, elle parle allemand, enregistre des conversations et avec sa copine parlait avec les soldats comme des gamines curieuses et transmet les informations à ses supérieurs, mais surtout au chanoine de Kerbonne, quartier de Brest, car bonne bretonne elle allait à confesse.

Cela lui a servi, car lors d’une arrestation par la gestapo un soldat l’a reconnue et la faite libérer.

Le plus grave incident eut lieu lorsque passagère d’un bus elle transportait des armes dans un sac. Contrôle par un soldat allemand, énorme frayeur, mais non cet homme a compris, a mis le sac de côté. Arrivée à Brennilis (Finistère), le terminus, il descend avec elle et la fait passer l’ultime contrôle.

Problème elle rejoint ses maquisards, qui évidemment veulent l’éliminer. Son récit les en dissuade. Il peut partir. Après la libération elle l’a retrouvé prisonnier des troupes américaines auprès desquelles elle est intervenue pour qu’il soit libéré et son appartenance à la Croix Rouge a permis de le faire rapatrier chez lui.

Il lui a ensuite écrit lui révélant qu’il était juif allemand.

Marie Yvette « Mimi » est agent de liaison entre les différents groupes maquisards. Elle transporte les messages ou documents nécessaires aux actions de ces maquis. Elle apporte une aide logistique à tous les réseaux de la région de Brest. Elle s’était inscrite à la Croix Rouge afin de circuler plus facilement.

Elle sera chef d’u maquis de Saint-Herbot fin 1942, groupe d’une dizaine d’hommes, jusqu’en juin 1944, où elle avait imposé d’entrée, son autorité de femme.

 

 

 

Après-guerre elle opte pour le métier d’infirmière, et depuis 2012 elle résidait à Châteaulin.

Fait partie « des Anciens Résistants du Finistère ». Elle participe aux différentes cérémonies commémoratives, fait œuvre de transmission de la mémoire.

Est membre directeur du pôle Jean-Moulin. Réseau musée de la résistance nationale du Finistère.

Elle décède le 3 mars 2016, à l’âge de 93 ans.

 

Distinctions :

Chevalier de la Légion d’Honneur en décembre 2014 (sa quinzième médaille).

Croix du Combattant volontaire de moins de 20 ans, en 1945 ! reçue le jour même où son père fut décoré de la Légion d’Honneur.

 

 NB : Photos : Le télégramme de Brest

sources : divers sites internet

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