Diane POPOWSKI rescapée de la maison d’Izieu

 

Elle est la fille de Symcha Binem Popowski, juif d’origine polonaise natif de Wyszkow et d’Hélène son épouse née Krundell d’origine belge née le 22 avril 1940 à Luxembourg.

À l’invasion de la Wehrmacht en mai 1940, la famille se réfugie en zone sud de la France, zone dite libre.

avec ses parents à Prades-le-Lez avent leur internement

Un petit village, Prades-le-Lez, près de Montpellier (Hérault) les accueille, vers le 13 décembre 1940.

Peu après ils sont internés, car d’origine israélite, au camp d’Agde1, en août 1942, avant la déportation vers les camps de la mort.

Sabine Slatin2, infirmière de la Croix Rouge à l’hôpital militaire de Lauwe, ancienne caserne de Montpellier, l’extrait du camp, en la cachant, le 11 septembre 1942, peu avant la déportation de ses parents.

La petite Diane est confiée à sa grand-mère, qui a échappé à la rafle, car veille et malade. Elles vivent cachées. Mais Diane tombe malade, sa grand-mère n’a d’autre solution qu’avertir Sabine Slatin. Cette dernière s’adresse à Marie-Antoinette Pallares, dont les enfants connaissent la maison d’Izieu car ils y font des livraisons de ravitaillement en tant qu’éclaireuses de France.

Les 3 enfants de la famille la prennent en charge et la considèrent comme faisant partie de la famille. Lors de l’été 1943 ils vont à la maison d’Izieu comme aides-monitrices. Puis fin de saison tout le monde rentre chez maman Marie-Antoinette.

dans les bras de Renée

 

        dans les bras de Paulette

 

Diane sa 1ère communion

Printemps 1944, même scénario, même séjour et retour à la maison. Heureusement car le lendemain 6 avril c’est la rafle3 : 34 enfants et 4 adultes déportés sans espoir de retour.

Après-guerre un oncle de la famille Krundell veut l’adopter mais de santé fragile ce ne sera pas possible.

          Diane en 1944

1949 : Symcha le père de Diane, survivant, est de retour en France. On l’informe que sa fille est vivante, il vient la chercher et la ramène à Paris où il est établi comme tailleur. Diane est triste, dépressive son père surchargé de travail ne peut s’en occuper, elle est toujours seule. Il l’inscrit comme pensionnaire dans un couvent parisien.

Tout ceci ne l’empêche pas de se remarier, espérant une nouvelle mère pour sa fille. Hélas, désillusion il est obligé de rompre ses liens avec la famille Pallares.

Les nouveaux mariés émigrent au Canada en 1951, (mariage qui ne tiendra pas) et place Diane en pensionnat en France, elle en fera plusieurs. Au Canada avec son père, elle se marie en 1957 avec Saul Fenster maroquinier, ils auront 4 enfants. A 18 ans elle avait repris contact avec la famille Pallares.

. Elle contacte Yad Vashem pour que soit honorée cette courageuse famille. Ce sera effectif le 6 novembre 1996, pour la mère et ses 2 filles, reconnues « Justes parmi les Nations ».

Avril 2024 :  Diane est présente à Ozieu pour les 80 ans de la rafle, en présence du Président de la République et du préfet de l’Hérault.

Bruno PALLADES, Héléne et Diane en arrière plan  la maison d’Izieu (photo midi libre)

 

 

Héléne et Diane le même jour (photo Midi Libre)

Notes :

1°) camp pour les réfugiés républicains espagnols que Vichy a transformé en centre de rassemblement des étrangers 6000 dont 1000 juifs

2°) directrice de la maison d’Izieu (article 10 avril 2023)

3°) voir 2°

 

Sources :    divers sites internet.  Photos non informées sont des archives de Diane

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