Madeleine LEVY, résistante honorée à Toulouse

Née le 18 novembre 1918 à Paris elle est la petite fille du capitaine Dreyfus1

           Le capitaine Dreyfus

Son père Pierre-Paul LEVY, né le 28 avril 1881 à Toulouse est docteur en médecine, sa mère est Jeanne, née Dreyfus le 22 février 1893 à Paris 8ème. Elle a une sœur Simone et 2 frères Jean-Louis et Étienne.
A Paris, elle en formation de surintendante2 d’usine. Mais en 1940, l’avancée de la Wehrmacht et l’invasion imminente de Paris l’incite à se réfugier en zone sud avec sa grand-mère Lucie et son oncle. La famille s’installe à Toulouse.
Madeleine trouve un emploi d’assistante sociale et travaille avec la Croix Rouge.

Madeleine jeune

Fin 1942 : elle s’engage dans la résistance, le groupe « combat ». Elle est agent de liaison, alias « Letort » gère les distributions d’armes, attaque d’un camion allemand, transmission de messages. Aide les juifs à passer en Espagne, leur procure de faux papiers. Elle est nommée « adjudante » FFI3
Seulement, voilà : la gestapo la surveille, elle est juive. Elle prend garde, se procure de faux papiers au nom de Dupuy. Elle réside 20 rue de la Dalbade4, quartier des Carmes
2 novembre 1943 : elle est arrêtée par la Gestapo et la milice pour son activité de résistante. Cependant elle sera déportée comme juive vers Drancy puis vers Auschwitz le 20 novembre 1943, convoi n° 62. Elle y décédera le 25 peu après son arrivée, possiblement du typhus.
Lucie sa grand-mère mourra de chagrin en 1945, à la suite de sa déportation.
Ce dernier jeudi 29 janvier un hommage lui a été rendu à Toulouse, rue de la Dalbade sa demeure toulousaine. L’école Fabre exécutant le chant des partisans.

              La présidente du Conseil Régional Carole DELGA à gauche  et Mr MOUDENC maire de Toulouse

Notes :
1°) Juif alsacien, officier dans l’armée française, il est arrêté le 15 octobre 1894 pour une soi-disant trahison, mais plutôt raison antisémite. Jean Jaurès le défend il est réhabilité le 12 juillet 1906.

 

2°) chargée de l’approvisionnement des postes de travail.
3°) Forces Françaises de l’Intérieur.
4°) Eglise Notre Dame fin XV éme .

Distinctions : Croix de Guerre, avec étoile d’Argent
Médaille de la Résistance Française
Sources : divers sites internet.

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