Guy LAMOUROUX   l’homme du double jeu risqué en 1940, nous a quitté.

 photo collection Guy Lamouroux

Juin 1940, c’en est fini la France vient de signer en cette date du 20 juin l’armistice, avec les conséquences que cela peut induire.

A Toulouse un jeune homme de 19 ans Guy LAMOUROUX, né le 7 mai 1921 dans cette ville, qui a été scolarisé au Caousou1, suit des cours à l’institut électrotechnique de la ville et à la faculté, pour devenir ingénieur.

     l’étudiant Guy Lamouroux   (photo collection Lamouroux)

Il y côtoiera une jeune fille Paulette, dont le père Paul Simian, résistant lui proposera de le suivre et d’intégrer le maquis « Roger » dont le chef est Albert Carolis alias « Jean ».

Puis pour éviter le STO il intègre comme secrétaire, les GMR  (groupes mobiles de réserve) organisme paramilitaire de Vichy en charge de traquer les résistants.

Il a donc un double emploi en quelque sorte, résistant et taupe au sein de la police de Vichy.

Il déviait ou interrompait celui qui téléphonait, récoltant ainsi des informations. Ces dernières il les transmettait à son agent de liaison installé dans un café-bar du quartier des minimes à Toulouse. Ces infos contenaient les dates et lieux des prochaines rafles, qui connues de la résistance, se révélaient infructueuses, négatives à chaque fois, sauf hélas une.

La chance était avec lui car non seulement il n’a jamais était soupçonné de quoique ce soit, mais en plus quelques jours avant la libération de Toulouse (20 août 1944) lui et ses camarades interceptent un inspecteur des services de Vichy. Ils le fouillent et découvrent un carnet sur lequel figurent son nom et celui de son copain du nom d’Orfelin, suivis de la date de leur arrestation pour la semaine prochaine.

Ouf ils l’ont échappés belle et se feront discrets d’autant que la libération est proche.

Après guerre Guy LAMOUROUX intégrera l’armée de l’Air, y finira commandant et sera réserviste en 1950.

 en 1946, se mobilise pour des élections (photo collection Lamouroux)

Revenu à la vie civile dans le contexte d’après guerre il reprend la boutique d’électro-ménager de son père place Matabiau à Toulouse. Prendra sa retraite en 1981.

Il a une fille handicapée dont il s’occupe, épouse Maguy lors d’un second mariage. Deux petits-enfants et 2 arrières petits enfants complètent cette famille qui réside à Balma.

   avec son épouse en 2021     (photo olivier Lebrun Radio.fr)

Guy LAMOUROUX  deviendra président de l’amicale du maquis « Roger 2».

L’âge et les ans diminueront son activité, et il sera obligé d’avoirs recours à un fauteuil roulant.  

Et il quitte ce monde ce 5 janvier. Ses obsèques ont eu lieu le 11 janvier à Balma3.

 

Notes :

1°) Etablissement scolaire jésuite datant de 1874, qui a accueilli : Dominique Villepin, Douste Blazy et Julien Lepers entre autres.

2°)  Maquis Roger le 1er de la région, dirigé par Albert Carolis.

3°)  à 5 km au Nord Est de Toulouse.

 Sources : divers sites internet, la Dépêche du Midi.

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