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C’est par une chaleur accablante et sur invitation de la Municipalité de LOCMINÉ (56), que le Bureau Départemental FNAPOG 56 ainsi que ses porte-drapeaux ont assisté à la cérémonie commémorative en mémoire des Martyrs de la Résistance au Fort de Penthièvre dans la presqu’ile de QUIBERON, fort de sinistre mémoire.

Après le rassemblement des autorités et des drapeaux (au nombre de 45), un office religieux a été célébré par le prêtre de Locminé puis la cérémonie aux Morts.

Le Mémorial des Fusillés du Fort de Penthièvre à Saint Pierre Quiberon

Le monument rend hommage aux 59 résistants (FFI et FTP) fusillés dans le fort

Le monument a été inauguré le 11 juillet 1948 devant le Fort de Penthièvre. Il est constitué d’un obélisque en pierres de granit taillées par le carrier A. Bertrand, surmonté d’une Croix de Lorraine. 3 plaques sont apposées sur le socle, sur deux d’entre elles sont gravés  les noms et communes d’origine par ordre alphabétique.

Le monument à l’entrée du fort

Vu d’ensemble du monument

Plaque au pied du monument face l’entrée

« Aux martyrs du fort de Penthièvre

Les Français reconnaissants

HISTORIQUE  (voir wikipédia …)

Intégré au dispositif du Mur de l’Atlantique, ce fort se trouvait dans le périmètre de la Poche de Lorient (Morbihan) tenue par la Wehrmacht jusqu’au 7 mai 1945, date de la signature de la capitulation de l’Allemagne nazie à Reims (Marne) et de la reddition à Étel (Morbihan) des troupes allemandes qui tenaient la Poche de Lorient. Le Fort Penthièvre a servi jusqu’à cette date de lieu de détention et d’exécution. Soixante-dix patriotes y ont été fusillés après condamnation à mort ou exécutés sans jugement.

Jusqu’en avril 1944, le Fort Penthièvre a été utilisé comme prison où étaient incarcérés des soldats de la Wehrmacht frappés de sanctions disciplinaires. Le 27 avril 1944, dans le cadre de la « lutte contre les terroristes », le général Fahrmbacher qui commandait le XXVe Corps d’Armée en Bretagne, donna l’ordre d’« installer des centres de rassemblement » dans la citadelle de Brest dans le Finistère, dans la citadelle de Port-Louis et au Fort Penthièvre dans le Morbihan,

Le 11 juillet 1944, devant l’avance des troupes américaines, le chef de la Gestapo de Vannes (Morbihan) donna l’ordre au colonel Reese, officier de la Wehrmacht, d’exécuter 52 détenus de la prison surpeuplée de Vannes (56), située place Nazareth. Le major Esser, chef de bataillon de la défense côtière, chargé d’exécuter cet ordre, fit transférer cinquante détenus — pour la plupart résistants appartenant aux Forces françaises de l’intérieur (FFI) et aux Francs-tireurs et partisans français (FTPF) —, de la prison de Vannes jusqu’au Fort Penthièvre, où ils ont été exécutés le 12 ou le 13 juillet 1944 selon les sources. Les détenus de la prison de Vannes, parmi lesquels se trouvaient vingt-cinq résistants de Locminé, ont été emmenés deux par deux devant les pelotons d’exécution composés de SS géorgiens placés sous le commandement du lieutenant Wassilenko.
Les corps des résistants exécutés sans jugement, dont certains agonisaient encore, furent jetés dans une galerie souterraine d’une trentaine de mètres creusée à cet effet à partir d’un tunnel préexistant de quelques mètres. Cette galerie fut ensuite refermée par trois murs distants de trois mètres les uns des autres et séparés par de la terre.

Le 16 mai 1945, neuf jours après la reddition de la Poche de Lorient, cinquante cadavres en état de décomposition avancée furent exhumés par des prisonniers de guerre allemands en présence du docteur Dorso, médecin légiste, et du médecin capitaine Wolfrom. Les corps étaient entassés les mains liées par des fils de fer dans le dos ou sur la tête. Au moment de la découverte des corps, on relèvera sur les murs des inscriptions « Vive de Gaulle » et des croix de Lorraine entourées de « V », ce qui peut laisser craindre que tous n’étaient pas morts lors de la fermeture du tunnel… Le 5 juin 1946, les vingt-cinq corps des résistants de Locminé fusillés au Fort Penthièvre ont été ramenés dans leur commune, où se sont déroulées des obsèques solennelles au cours d’une messe en plein air qui a rassemblé près de 8 000 personnes.

Le 9 juillet 1957, dix nouveaux corps ont été découverts qui  n’ont pu être identifiés, une plaque au pied du monument honore leur mémoire.

Rédigé par Odile LE HIR

Présidente de la FNAPOG 56