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RESISTANTE NORMANDE

Suzanne LEBLOND épouse SAVALE est née à DARNETAL dans la banlieue de Rouen le 7 octobre 1904. C’est dans sa maison familiale en ce village, que la Gestapo va l’arrêtée le 29 mai 1943.

Elle a 40 ans et c’est à cette date que va débuter le calvaire de cette combattante de l’ombre au caractère bien trempé, qui a répondu selon ses propres mots, « à l’appel de son chef le Général de Gaulle »..

Tétanisée par la défaite de 1940, elle réagit en patriote et entre dans la résistance, au sein du réseau dirigé par Jean CAVAILLES et Emmanuel d’ASTIER de La VIGERIE.

Elle se livre alors aux trois activités de ce groupe, le renseignement, l’exfiltration, la fourniture de faux papiers. Suzanne cache et rapatrie les Britanniques venus en mission, les réfractaires au STO, et leur fabrique de faux papiers . C’est un réfractaire imprudent qui a conduit à son interpellation.

Elle sera alors soumise à la torture par les allemands dans les prisons qui vont l’accueillir pendant le périple qu’on lui a fait subir sur le territoire Français.

Il faut la faire avouer les noms et les missions réalisées….Son régime carcéral est particulièrement violent. Les coups l’ont défigurée, et avec les privations elle est affamée pendant plusieurs semaines…

Elle est condamnée à mort, puis graciée à la dernière minute et enfin transportée vers l’inconnu …..

A trois reprises elle arrivera à Fresnes, puis c’est l’Allemagne en camps de travail pour se retrouver à Ravensbrück un camps de femmes,  puis à MAUTHAUSEN un vrai camp de la mort dont elle ne sortira pas indemne

Suzanne est revenue vivante à ROUEN . Un vrai miracle mais son rétablissement sera précaire.

Elle est morte le 6 Décembre 1952 et elle a tenu jusqu’à la fin avec courage et bravoure

Ses souvenirs des camps sont issus de ses propres cahiers écrits dés son retour de déportation et publiés par l’historienne Catherine LABOUBEE …..

Ils précisent aux lecteurs :

 «  soyez sûrs que ce que je relate est encore en dessous de la vérité car lorsque je les ai écrites, de nombreuses familles attendaient encore ceux et celles qui ne sont jamais revenus

Je n’ai pas voulu, qu’ils connaissent à fond les horreurs de ces camps de carnage et de mort »

Anne CHALONS
Officier de la Légion d’Honneur
Présidente