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Cette cérémonie traditionnelle revêtait un caractère particulier et laissera trace dans l’histoire de notre Pays.

Alors que des polémiques naissent sous fond de pandémie, nous avons répondu nombreux à l’invitation de Jean Claude Rebière, délégué départemental du Souvenir Français du Doubs, entouré de nombreux Président(e)s de comités locaux.

Associations patriotiques jeunes et moins jeunes ont gravi comme chaque année cette colline se défiant du poids des ans, avec toutes les mesures sanitaires de circonstances !

Michel Aubry notre porte drapeau sait ce que représente pour FNAPOG l’honneur d’être présent dans cette crypte, Suzy Favrot notre Secrétaire, parmi les officiels a déposé une gerbe au pied de la stèle.

Le discours de Jean Claude Rebière

 

« Il y a quelques semaines, nous avons tous pu voir dans la presse que d’énormes pierres des murs de ce lieu de mémoire et de recueillement, où nous nous trouvons aujourd’hui, avaient été descellées et jetées en bas des escaliers.

Compte tenu de la taille de ces pierres, des centaines de kilos, il a fallu un important matériel pour les déplacer. Ce n’est pas un geste banal.

Ces dernières semaines la stèle de Simone Weil a été taguée 4 fois, par des dessins de croix gammées.

 

Comment peut-on imaginer qu’actuellement des hommes osent commettre de tels actes ?

 

Et pourtant !

Tandis que les Français renouent avec la vie en société et discutent sans fin des bienfaits ou non de la vaccination contre le Covid-19, un phénomène nouveau semble émerger au sein des manifestations contre les mesures sanitaires : la résurgence d’un antisémitisme public, brandi à visage découvert, assumé.

Parallèlement, les associations antiracistes s’alarment des manifestations d’antisémitisme qui accompagnent les cortèges chaque samedi en France. Des numéros aux avant-bras, en référence aux déportés des camps de concentration, ou des étoiles jaunes au revers des vestes,

Des étoiles de David sont peintes sur des centres de vaccination. Ce phénomène peut surprendre !

Rappelons-nous que le 1er septembre 1941  il y 80 ans, les nazis ont créé l’étoile jaune. Triste anniversaire !

Pour quelle raison, une personne qui n’a jamais manifesté de sa vie et ne souhaite à priori que protester contre une mesure de restriction sanitaire – et c’est son droit – affiche soudainement un signe antisémite sur une pancarte. Ni pourquoi, autour d’elle, dans un cortège, nul ne réagit. Comme si l’antisémitisme était non seulement une idée qui s’affiche, mais d’une évidente banalité.

En France, les accusations d’empoisonnement avaient disparu depuis le Moyen Age. On a vu ce mythe resurgir à la faveur de la pandémie. Dans les manifestations contre le passe sanitaire – surnommé le « passe nazitaire » –, vous avez deux mouvances, les antivax et les anti-passe : c’est l’occasion d’une jonction entre l’antisémitisme primaire de ceux qui pensent que le vaccin a été inventé par les juifs pour détruire les autres, et l’antisémitisme plus politique de ceux qui disent que les juifs contrôlent les médias, le pouvoir.

En 2020, après des mois de campagne antisémite contre elle et son époux sur Internet, Agnès Buzyn (ex-ministre de la santé) faisait par exemple l’objet d’un graffiti qui la présentait comme une « empoisonneuse de puits » accusation antijuive qui remonte au Moyen Age. Et l’on voit proliférer des mèmes thèmes antisémites sur des plates-formes très fréquentées par les jeunes. Par conséquent, même si l’antisémitisme reste marginal, il bénéficie de marges de progression réelles.

Ce que nous enseigne aussi la longue histoire de l’antisémitisme, c’est que ces attaques n’ont jamais exclusivement visé des personnes juives. Non seulement l’antisémitisme invente des juifs en grossissant la part d’identité juive, même extrêmement ténue, que peut avoir tel ou tel individu – voire en misant sur un faciès ou un patronyme simplement plausible –, mais il s’en prend aussi aux « enjuivés », c’est-à-dire aux prétendus complices des juifs en trahison.

C’est ainsi que dans le passé Emile Zola a été caricaturé en porc dans la presse antisémite pendant l’affaire Dreyfus. C’est le thème du complot « judéo-maçonnique », où les francs-maçons sont présentés comme les marionnettes des juifs en même temps que des représentants de « l’anti-France » 

Le créateur d’un site antisémite répertoriant des personnalités de confession juive ou présentées comme telles, baptisé « Ils sont partout », a été mis en examen début août de cette année.

Ce site, qui n’est plus accessible, affirmait présenter un « recensement dûment vérifié de personnalités françaises et internationales » de confession juive, en fonction de leur appartenance au monde politique, des médias, de la culture et de l’économie. Chacune d’elle était associée à une photographie et une courte biographie.

Nous pouvons donc voir que le nazisme et ses idées antisémites qui ont amené la mort de 60 à 70 millions de personnes ce qui en fait le conflit le plus meurtrier de l’histoire de l’humanité, cherche toujours à repartir.

Pensons ici ce jour aux 6000 personnes dont les noms figurent sous nos pieds sur les plaques de la chapelle et parmi celles-ci de nombreux Francs-Comtois de religion juive.

 

Nous pourrions considérer que la démocratie est en elle-même le garant de toutes les dérives xénophobes racistes ou antisémites. Ce serait oublier la première leçon que nous devons retenir de la barbarie nazie. En effet il faut le dire et le redire le parti nazi est arrivé au pouvoir en Allemagne de manière démocratique. La banalisation, si ce n’est la référence des discours politiques, des idée xénophobes et racistes est un danger mortel.

En ce jour de souvenir de nos morts Francs-Comtois qui ont permis à notre pays de revenir à la République, après l’épisode détestable de la collaboration française, soyons conscients que jamais la bête n’est morte et qu’il faut toujours se tenir sur ses gardes.

Rappelons-nous Jean Marie Le Pen qui, parlant des chambres à gaz a dit : « Il s’agit d’un détail de l’histoire. »

 

Souvenons-nous de M Leonel de Moustier, dont à 17H dans la chapelle, sera jouée une lecture théâtralisée sur sa vie. Aurait-il pu, un instant considérer que tout cela n’était qu’un détail de l’histoire !

N’oublions pas que nous comptons trente-deux Francs-Comtois compagnons de la libération dont Onze sont « Mort pour la France ».

Ont-ils fait cela pour rien ?

 

L’explication qui est donnée par certains, persuadés que nos difficultés quotidiennes sont de la faute de l’autre, se transforme très rapidement en haine de l’autre et débouche inéluctablement sur une politique de bouc émissaire et sur la violence.

 

C’est plus facile il est vrai de distiller ce poison que de combattre les vraies causes de la misère, des inégalités et de l’enrichissement inconsidéré d’une minorité.

 

La première valeur humaine c’est la tolérance la compréhension de l’autre ; mais c’est aussi la fermeté, la rigueur et la flexibilité face à ceux qui entendent déconsidérer nos valeurs humanistes.

 

Ne pas oublier ici, que les religions engendrent l’hostilité dès lors que les textes religieux sont interprétés littéralement. 

 

Pour autant, jamais les autorités publiques n’ont été aussi investies dans la lutte contre l’antisémitisme. Le plan pluriannuel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme est pleinement déployé et la loi Avia, contraignant les plateformes au retrait de contenus haineux, a récemment été adoptée par la représentation nationale.

 

Le Souvenir Français dans son conseil d’administration a tenu à ce que les principales religions y soient représentées. C’est ainsi que le grand rabbin de France Haïm KORSAI (membre de ce conseil) a récemment écrit : « Si le danger réside malheureusement toujours dans la banalisation de l’antisémitisme, nous savons pouvoir compter sur l’engagement des pouvoirs publics, en particulier du Ministère de l’Intérieur. »

 

C’est désormais à titre individuel que nous devons tous lutter contre cette banalisation.  Ne rien laisser passer en ce domaine.

C’est l’affaire de chacun d’entre nous.

Pour notre part nous, Souvenir Français nous considérons que l’idée de la paix n’est jamais acquise et qu’elle se défend chèrement.

 

Pour exemple vous pouvez voir ici parmi nos actions tous ces jeunes autour de nous qui sont heureux et fiers de porter notre drapeau national.

Regardez ici autour de nous Mme Tessier d’un côté et ce qu’elle représente et tous nos jeunes porte-drapeaux qui nous entourent (sans oublier bien entendu les anciens…)

Car comme l’a écrit Pierre Brossolette : « Ce que nos morts attendent de nous ce n’est pas un sanglot mais un élan. »

Dépôts de gerbe en présence des Personnalités du Doubs, Madame la Directrice de cabinet représentant Monsieur le Préfet

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