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Ses quelques textes et images qu’il nous a laissés témoignent du grand boulersement survenu dans la région de Sainte Mère Eglise dans la nuit du 5 au 6 Juin 1944.

Samson a écrit le début de sa vie, il s’est malheureusement arrêté au 6 juin 1944, la maladie l’ayant empêché de continuer son témoignage.

“A priori, rien ne pouvait faire penser que j’aurais une vie mouvementée, né à Sébeville le 18 Juillet 1925, issu cependant d’un milieu aisé, grâce au travail de mon Père et au soutien de ma maman. Femme extrêmement pratiquante et au cœur généreux vis à vis des pauvres”.

Né le 18 Juillet alors que l’on ne m’attendait pas avant le mois d’Août, baptisé le jour même comme cela se passait à l’époque. Arrivés à l’église le parrain et la marraine posèrent la question aux parents présents : « quels prénoms avez vous choisis ?. »

Silence et pour cause, j’étais arrivé 15 jours trop tôt.

C’est la raison pour laquelle, j’ai hérité du prénom de papa, de celui de mon grand père , de ceux de mon parrain et marraine.

Soit : SAMSON, CHARLES, MARIE ANGE, JULES.

Samson est au printemps 1944, lycéen à Sainte Marie de Caen.Il passe son baccalauréat le 2 Juin à Caen, voici son récit du retour vers Sainte Mère Eglise.

Je devais dès le 4 juin au soir prendre mon train pour Chef du Pont.Voyage mouvementé s’il en fut,premier mitraillage à Crouay dernière gare avant Bayeux, attente au moins 2 heures d’une locomotive de secours qui venait de Lison.

Mais à ma connaissance il n’y a pas eu de blessés dans le train.

Mais quelle trouille !!!.

Ce n’était pas fini, à Lison même opération (mitraillage) et je suis arrivé à Chef du Pont à je ne sais plus quelle heure.

Chef du Pont – Sébeville à pied (5 kms sans problème n’ayant pas de bagages car ils étaient restés à Caen.

Quelle veine j’ai eu, car Caen n’a été libérée que le 25 Août je crois, alors que les Américains me sont tombés sur la tête dans la nuit du 5 au 6 Juin.

Le 6 au matin je prenais mon premier déjeuner made in USA, avec Nescafé (du vrai) et Lemon Juice en petits sachets sous vide (du nouveau pour moi).

Le 6 juin 1944
« Dans la matinée, je suis allé avec mon frère Jules dans la deuxième pâture pour soigner un poulain qui avait la diarrhée. Au delà de la haie, il y avait un planeur américain de tombé. Nous sommes allés le voir, mal nous en a pris car en quittant le planeur pour revenir, un soldat allemand nous a pris pour cible.
Pendant plus de 300 mètres, nous avons rampé en entendant les balles nous siffler aux oreilles. C’est très long quand on est en pyjama et sabots aux pieds.
Arrivés aux abord du château, il tirait toujours dans notre direction. Plus tard j’ai appris qu’il avait tué monsieur Millet, qui habitait la petite maison en haut de Foy, de l’autre côté de la RN 13.

Cet incident ne devait pas calmer nos ardeurs, nous voulions voir et savoir ce qui se passait.
Mon père, qui était maire de Sébeville, avait voulu le matin même aller à la foire de Valognes (comme si de rien n’était), heureusement pour lui, Monsieur Gustave Millet celui qui devait être tué dans la matinée, lui fit un résumé de la situation en l’invitant à revenir à la maison.

Après cet essai infructueux, il décida d’aller à pied à Blosville, par la chasse Saint Jean qui est un raccourci pour arriver chez Monsieur Fontaine maire de Blosville. En chemin, il tomba nez à nez avec des américains qui le prirent pour un espion et l’emmenèrent « manu militari » à la mairie de Blosville. Après moult explications ils le relâchèrent. Nous ne savions toujours pas grand chose de ce qui se passait.

C ‘est alors que mon frère Jules attèle « Pierrette » une jument trotteuse au road car. Nous avions trouvé une brebis sur le dos, Jules voulait l’emmener chez monsieur Hamel le boucher de Sainte Mère Eglise afin qu’il la tue.
Arrivé à Ecoqueneauville, il fut arrêté par les Allemands qui chargèrent sur la brebis un soldat blessé par une balle dans les fesses. Ils l’invitèrent à conduire le blessé à la ferme de Monsieur Gidon. C’est là qu’il vit les premiers prisonniers américains, une vingtaine environ. Poursuivant son chemin, il vit un avion américain tombé en flammes à l’angle de la route d’Ecoquenéauville et la RN 13, se dirigeant vers la route de Sainte Mère à Richedou. »

Ses photos 

La délivrance.

L’arrivée des premiers chars américains provoqua un grand soulagement dans la population car elle signifiait l’impossible retour des Allemands et les éventuelles représailles.

Les planeurs et le bocage.

Ils tombèrent un peu partout aux abords de Sainte Mere Eglise et malheureusement le bocage normand était pour eux un piège souvent mortel..

La destruction

Si vous savez où cette photo a été prise contactez nous , via ce site internet. Merci

Les bombardements

Si vous savez où cette photo a été prise contactez nous – Merci

Le GMC

La puissance des moyens techniques des alliés a beaucoupe impressionné la population et surtout les troupes allemandes.

Les copains

Cette photo a été prise sûrement quelques jours après le 6 Juin alors qu’il participait à l’enlèvement des “asperges de Rommel” piques dressées pour empêcher les parachutages dans la région.

Le drame

Un planeur Waco s’est écrasé sur les écuries du Château, il n’y eut aucun survivant.

Les amis de l’époque

Nous ne savons pas le nom des personnes qu’il avait photographiées. Si vous reconnaissez des personnes. Contactez nous merci.

Les élus et les libérateurs

Sur cette image, c’est une prise de contact entre les élus locaux et les Américains.

Le terrain d’aviation

Cette image de qualité très mauvaise est le décollage d’un avion américain sur le premier aérodrome de campagne installé près de Sainte Mère. Les bulldozers et la piste préfabriquée, furent des découvertes pour les habitants.