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C’est Douglas Bader, né le 10 Février 1910 à St John’s  Wood où il demeure avec ses parents.
Peu de temps après que la première guerre mondiale éclate, son père est envoyé en France combattre avec l’armée britannique. C’est la dernière fois qu’il le voit car il meurt des suites d’une blessure et enterré près de (Saint Omer où par un destin ironique, Douglas sera emprisonné à proximité au cours de la seconde guerre mondiale).
Il fait de brillantes études, il excelle dans tous les sports particulièrement au rugby, il est capitaine de son équipe d’où il intègre l’école de l’air de la RAF avec laquelle il devient pilote.
En 1927, il décide de faire carrière dans la RAF et s’y investi totalement.
Le 14 Décembre 1931, au cours d’une démonstration son avion s’écrase. Il est gravement blessé. Contre toute attente il survit mais Il doit être amputé des deux jambes, la droite au-dessus et la gauche en dessous des genoux.
Après une longue et douloureuse convalescence, il travaille dans un bureau dans des activités restreintes. Il quitte la RAF avec une pension d’invalidité.
Malgré sa nouvelle vie avec ses prothèses, il rêve toujours de voler.
Au début de la guerre, il obtient sa réintégration dans la RAF.
Le 27 Novembre 1939, 8 ans après son accident, il est à nouveau en solo aux commandes des avions de la RAF, Spitfire et Hurricane puis 2 mois plus tard il est nommé Wing Commander de l’escadrille 222 Duxford.
En Juin 1940, il est envoyé avec son escadrille pour couvrir la retraite de Dunkerque où il remporte sa première victoire aérienne.
En Juillet et Septembre il participe à la bataille d’Angleterre où il abat deux avions ennemis.
Il semble invincible mais le 9 Août 1941, après avoir remporté deux nouvelles victoires aériennes, au-dessus des marais audomarois il percute en vol un 3ème avion et est obligé de sauter en parachute. Au cours de l’extraction du cockpit, il perd ses prothèses.
(Fait prisonnier il est envoyé à la clinique Stérin de Saint-Omer à proximité de l’endroit de la tombe de son père, surprenant).

 

 

Douglas Bader                                                           

clinique Stérin

A la suite d’un message reçu, sa femme lui fait parvenir ses secondes prothèses par la RAF qui profite d’une mission de bombardement pour parachuter une caisse contenant ses appareillages.
Grâce à ses nouvelles prothèses, très vite il tente des évasions qui échouent.
Sa dernière tentative, voit un petit groupe d’Audomarois s’illustrer. Lucile De Backer, Gilbert Petit, Léon et Maria Hiecque, qui dans la nuit du 18 au 19 Août 1941, entreprennent d’aider Bader à s’évader. Après avoir déchiré ses draps et ceux de ses voisins et en avoir fait une corde, il descend la dizaine de mètres qui le sépare du sol à la seule force de ses bras.
En bas, Gilbert Petit l’attend et l’aide en le portant parfois sur son dos pour rejoindre le domicile de M. et Mme Hiecque, au faubourg du Haut-Pont à environ 1500 mètres du départ.

« Curieux ? l’évasion s’est déroulée en partie faubourg du Haut Pont, photo de gauche ci-dessous, où j’y suis né, j’y ai travaillé de l’âge de 14 ans jusqu’à mon départ au service militaire et où une grande partie de ma famille y habitait mais aussi c’est à la clinique Stérin que j’ai donné pour la première et plusieurs fois mon sang en urgence »

 Quai du haut-pont, à gauche la maison des Hièque après la première voiture puis ci-dessus et Lucile de Bacquer

Hélas, quelqu’un parle, probablement interrogé par la gestapo et il est repris. Dans un premier temps, le 9 Septembre 1941, les quatre du groupe qui l’ont aidé, sont tous condamnés à mort par le tribunal militaire allemand siégeant à Bruxelles, puis leur peine est commuée à 15 ans de travaux forcés dans un camp de concentration en Allemagne et libérés en 1945 par les alliés. Quant à Bader, il se retrouve prisonnier dans la célèbre forteresse de Colditz où les Allemands, lassés mais admiratifs de cet officier hors du commun, lui confisque finalement ses prothèses, après qu’il a refusé de ne plus s’évader.

 Au début de cette année, à l’inauguration de la plaque qui vient d’être posée à l’entrée d’une allée et qui porte son nom, le maire de Saint-Omer déclare : « nous voulons rendre hommage à cette résistante audomaroise pour son acte de bravoure ». C’est Lucile de Backer, aide-soignante à la clinique Stérin de Saint-Omer, qui a fait évader un aviateur anglais. Elle sera dénoncée et condamnée à 15 ans de prison et libérée en 1945 après 4 ans de déportation.

         Le maire de Saint-Omer et une partie de sa famille