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                      Philippe LIVRY-LEVEL     16 Juin 1858-14 Décembre 1960

 

          Aviateur et résistant depuis 1941.

 

AUPARAVANT.

Engagé en 1915, à l’âge de 17 ans. Suit les cours de l’école militaire d’artillerie de Fontainebleau et en sort Aspirant le 12 Avril 1917. Participe à la 1 ére guerre mondiale à l’issue de laquelle il est sous-lieutenant obtenant la Croix de guerre avec 3 citations.

Revenu à la vie civile il travaille au Crédit Lyonnais puis chez Pechiney.

Décoré de la Légion d’honneur en 1932 suite à un sauvetage d’un homme de la noyade.

PENDANT.

1939 : lieutenant de réserve à la déclaration de guerre il est exempté à la mobilisation, ayant 5 enfants (Il a épousé en 1920 Nicole SAILLARD de BOISBERTHE). Mais veut à tout prix servir sur la ligne « Maginot » puis sur le front de Reims à partir du 14 Mai 1940.

Trop souvent démobilisé, renvoyé dans ses foyers il finit par entrer dans la résistance.

Le 10 Juillet 1941 il arrive à Londres, après être passé par l’Espagne (sous le nom de LENOIR).

Titulaire d’un brevet de pilote civil avec 450 heures de vol il postule pour la RAF. Mais la limite d’âge étant de 35 ans, lui qui en a 43 va devoir rajeunir et mentir sur son âge réel lors de la visite médicale avec le médecin anglais de « Euston Station ».

Il est malgré tout admis et devient observateur breveté de la RAF en Avril 1942. Il sera affecté au 280 Coastal Command dans une escadrille où il effectuera 70 missions de surveillance maritime en repérant sous-marins et navires ennemis.

En 1943 il rejoint le 53° Squadron de l’escadrille d’élite du Bomber Command dédiée à l’atterrissage clandestin en territoire français. Il est navigateur sur Hudson, bombardier de reconnaissance, dont le pilote est Hugh VERITY.

Nommé capitaine puis commandant au fur et à mesure des missions.

Il achemine quelques personnalités comme Emmanuel d’Astier de la VIGERIE1, Henri FRENAY2, Jean Pierre LEVY3, le général de Lattre de TASSIGNY4, Claude BOUCHINET SERREVILLE5 etc….ces opérations  lui vaudront la Croix de la Libération et la DFC (Distinguished Flying Cross).

Il n’en a pas fini avec ses devoirs car pour un 3 éme parcours il est dans une escadrille de Mosquitos avec comme pilote Perry Charles PICKARD. Une mission importante celle dite, après-guerre, de « Jericho » qui concerne le 18 Février 1944, le bombardement de la prison d’Amiens où sont enfermés 120 résistants et leur chef ainsi que divers détenus (500 environ). Cette intervention a été demandée par Dominique PONCARDIER chef des résistants emprisonnés.

Il y aura 85 morts voire 100, près de 100 blessés mais la majorité a pu s’échapper. Dans cette journée le Wing Commander PICKARD est tué dans le crash de son avion.

Le 21 mars 1945 attaque du QG de la Gestapo à COPENHAGUE.

Le 25 mars 1945 Philippe LEVRY LEVEL est Lieutenant-Colonel, 750 heures de vol en 167 sorties, malgré cela il est retiré des opérations actives et ce contre son gré, et est donc démobilisé le 10 juillet 1945.

 

APRÉS.

Maire du Village d’AUDRIEU (CALVADOS) jusqu’en 1960 où il réside dans son château. Député du Calvados de 145 à 1946. Conseiller général de 1945 à 1951.

Notes :

1°) 1912-2000. FFL en 1940.Aide de camp du général de Gaulle. Intérim de Jean Moulin.

2°) 1905-1998. Résistant, fondateur du mouvement Combat. En liaison avec 3.

3°) 1911-1996. Chef du groupe « Franc-Tireur » à Lyon.

4°) 1989-1952. Verdun. Débarquement en Provence. Signe capitulation de l’Allemagne.

5°) 1900-1969. Journaliste, écrivain. Député (après-guerre). Résistant. Compagnon de la libération.

 

Note spéciale : la fille de Philippe LEVRY, Monique CORBIET de FALLERANT  1923-2012 est Commandeur de la

                           Légion d’Honneur, Médaille militaire et Croix de guerre 39/45. Distinctions obtenues

                           par son action en résistance : elle portait des renseignements aux alliés en Normandie  

                           et le 17 Août  1944 elle est arrêtée par les allemands, transférée à Ravensbrück et                              

                           au camp de travail de TORGAU. Elle s’évade en Avril 1945 lors de la marche de la

                           Mort.

 

 

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