8 Mai 1945….  ou 7 Mai … ou 9 Mai ?

                                   

Fin de la seconde guerre mondiale

Le 7 mai à 2 h 41 la reddition de l’Allemagne est signée à Reims  , au QG des forces alliées, par le maréchal JODL1 (55 ans, mandataire de l’amiral DÖNITZ), Walter SMITH, le Général SOULOPAROV  ainsi que par le général François SEVEZ , adjoint du Maréchal JUIN, mais comme simple témoin. Le général EISEINHOWER reste dans son bureau, n’ayant pas d’officier allemand présent de même rang.

 

Le document de 30 lignes est rédigé entièrement en Anglais.

Les combats devront cesser le 8 Mai à 23 h 01.

Mais Staline pique une colère voulant que cette reddition soit signée à Berlin au cœur du III éme Reich, capitale de l’Allemagne vaincue d’autant que l’armée rouge est pratiquement « maître » de la ville.

Satisfaction lui sera donnée, les soviétiques ont perdu quand même beaucoup d’hommes et ont en plus supporté les ¾ des néfastes effets nazis. La signature de cette reddition aura lieu à 23 h 16 dans une villa de Karlshorst, banlieue de Berlin, où siège le QG de JOUKOV, celui-là même qui ouvrira la cérémonie.

Signatures de : Maréchal Wilhelm KEITEL, chef d’état-major de la Wehrmacht, de Hans-Georg von FRIEDEBURG de la Kriegsmarine, de Hans Juergen STUPFF chef de la Lutwaffe ainsi que du Maréchal Wilhem KEITEL à 23 h 16, heure locale sachant qu’à Moscou il est 1 h 01 (fuseau horaire décalé).

   de gauche à droite : Stumpff,Keitel et von Friedebourg

Du côté allié signeront le Général américain SPAATZ   et De Lattre de TASSIGNY pour la France en tant que témoins. JOUKOV pour les soviétiques et Arthur TEDDER maréchal en chef de l’air pour les anglais.

signature de De Lattre de Tassigny

 

 

sous les 4 drapeaux : Tedder, Joukov ,Spaatz et de Lattre de Tassigny pendant la signature de Keitel

Ce 8 mai est déclaré jour férié en 1953, mais non chômé.  Il sera  commémoré chaque année.

Mais en 1975 Valery Giscard d’Estaing supprimera ce système que François Mitterrand rétablira en 1981.

50 millions de morts, militaires et civils, 400 000 Américains, 400 000 Anglais, 600 000 Français, 8 millions d’Allemands et plusieurs dizaines de millions de soviétiques.

L’Allemagne faiblissait depuis la défaite d’El Alamein, le 23 Octobre 1942 et subissait de nombreux revers et défaites sur pratiquement tous les fronts.

Soviétiques et Anglo/Américains se rejoignent au milieu de l’Allemagne le 25 Avril 1945, à Torgau, district de Leipzig Cinq jours après, donc le 30 Avril 1945 Hitler se suicide dans son bunker berlinois.

L’Amiral DOENITZ, son successeur désigné va demander l’arrêt des combats aux alliés et à l’URSS.

C’est le général Alfred JODL chef d’Etat major de la Werhmacht qui effectuera cette mission en allant à Reims, au SHAEF2, QG allié installé dans un collège technique depuis février 1945 (se nomme depuis Lycée Roosevelt).

JODL tente de signer une paix séparée avec les américains ou les anglais ne voulant pas être sous la coupe de la Russie, pas certaine de respecter les conventions internationales envers les prisonniers allemands, mais se rend à l’évidence que c’est impossible et doit se résoudre à une capitulation générale sans condition.

Le Général Eisenhower fera l’annonce à la radio à 3 h 39 en ajoutant « il est particulièrement symbolique que la reddition ait été signée au cœur de la France, ce pays qui a tant souffert, ce pays où nous avons débarqué en Juin dernier et dont les forces armées et les mouvements de résistance nous ont tant aidés »

L’arrêt des combats a lieu le 8 Mai à 23 h 01, temps nécessaire pour transmettre les ordres à toutes les unités, bien que les allemands bien installés à Saint Nazaire aillent au-delà de cette date, JODL et SPEER n’étant arrêtés que le 23 Mai.

Le protocole est signé par JOUKOV   annonçant d’un ton sec : la délégation allemande peut quitter la salle.

 

                  signature de Joukov

Ce même JOUKOV invite ensuite tous les acteurs de ce moment historique à un banquet agrémenté de danses et chants russes bien évidemment.

Tous les chefs d’état ou de gouvernement alliés annoncent simultanément l’arrêt des hostilités en Europe, dont Charles de Gaulle pour la France à 15 heures.

Aux USA ce sera Harry TRUMAN qui le fera, ROOSEVELT étant décédé le précédent 14 Avril.

La France n’était plus officiellement en guerre, armistice du 22 juin 1940, Charles de Gaulle estime que cette France avait bien mérité cette victoire. Donc, il veut une place à la table des vainqueurs en y mandatant le Général De Lattre de TASSIGNY (56 ans), rallié à la France Libre de Charles De Gaulle depuis Novembre 1943.

JOUKOV sur ordre de STALINE invite donc De LATTRE. Ce dernier demande avec insistance la présence d’un drapeau français au côté des drapeaux américain, anglais et russe.

Réflexion d’un officier britannique « et pourquoi pas un drapeau chinois ! » cela n’empêchera pas JOUKOV de faire confectionner avec quelques bouts de tissu récoltés, par ci par là, ce drapeau, entraînant la remarque acerbe de KETTEL   « Ah il y a aussi des Français, il ne manquait plus que cela ».

Comme vous le constater notre présence n’était pas vraiment appréciée. D’autant que JOUKOV, oubliant lors d’un toast le général De LATTRE, ce dernier pour marquer sa désapprobation repousse son couvert et exprime avec force voix son mécontentement. JOUKOV bon prince ! se ravise et lève donc son verre à la gloire de l’Armée Française.

Ces péripéties conduiront la France à obtenir un siège à l’ONU et à être reconnue 4 éme grande puissance.

En fait la guerre ne sera véritablement terminée qu’après la capitulation du Japon le 02 Septembre 1945.

En France le 8 Mai est commémoré le 8 Mai, puisque non présente à Reims le 7 mai et le 9 mai en Russie (fuseau horaire différent).

François Mitterrand fit du 8 Mai un jour férié et chômé donc cela fait 2 jours chômés avec le 11 Novembre en référence aux victoires sur l’Allemagne.

En Grande Bretagne et aux USA le 8 mai n’est pas chômé.

    von FRIEDEBURG

  Hans Juergen STUMPFF

 

 

Notes :  1°) sera pendu le 13 Octobre 1946 condamné par le tribunal de Nuremberg.

2°) Supreme Headquarters Allied Expeditionary Forces

 Sources : sites internet en particulier « Hérodote », revues spécialisées.

 

 

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