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                                                      Les policiers dans la résistance

 

André BOUSQUET

Ancien contremaître à la raffinerie de Donges il se réfugie à Toulouse.

Entre en 1941 dans la police d’état. Dès 1942 il cumule des fonctions au sein de la police et de la résistance, dans le réseau « combat » et « franc-tireur » auquel il appartenait déjà.

Intégré à la brigade politique des Renseignements généraux du 1er novembre 1942 au 30 avril 1943 avec PETIT directeur de l’école vétérinaire de Toulouse.

Il assure des missions de renseignement pour la résistance, il manipule un certain TAUPIAC, taupe à son profit, au sein du PPF de DORIOT

Il récupère l’annuaire complet de la milice de Toulouse avec bien sûr noms, adresses, grades des miliciens. Il fait de même avec le fichier Parti Populaire Français.

Participe avec le réseau MORHANGE (voir…) à des actions d’épuration notamment exécution de DALLARD du BREUIL et de RENAUD des traitres soit au château de BRAX ou de LAHAGE situés en Haute Garonne.

Dans les parcs de ces 2 châteaux furent ensevelies les dépouilles de ces « forbans ».

Il obtient l’aide d’un collègue nommé ESPITALLIER. Acteur encore des exécutions du dénommé PARIS en Octobre 1943, condamné par le tribunal présidé par le commissaire ARSOUILLE de la Brigade de Surveillance du Territoire de Toulouse, Bernard ARSAGUET. Celui-là même qui accueilli ALFASSER (tué à Ramatuelle le 26 novembre 1943 en revenant de Toulouse) mandaté par Alger pour faire justice au grand collaborateur que fut BARTHELET un intendant de police.

Distinction : Croix de guerre.

Nb : dates de naissance et de décès inconnues.

Maurice ESPITALLIER.

Il était « X 3 » dans le réseau MORHANGE et Dax pour Londres. Né en 1906 à Paris, inspecteur aux RG de Toulouse.

S’engage dès la déclaration de guerre, mais fait prisonnier près de Gérardmer il est conduit au stalag de Ludwigsburg. Il y reste peu de temps car il s’évade pour rejoindre la Suisse.

Fin 1940 il rejoint la police mais est rétrogradé comme gardien de la Paix. Reçu au concours de secrétaire de police il rejoint Toulouse en 1941 après un détour par Auch (Gers).

Il est membre de « Franc-Tireur » (aide  pour camoufler  2 canons ), de « Libérer-Fédérer » et « Brutus » voire « AJAX ».

En Novembre 1942 il soustrait des dossiers, emporte toutes les archives gaullistes et communistes pour les soustraire à la curiosité des allemands.

Agent de renseignement il récupère quantités d’informations qu’il communique aux réseaux de résistance notamment au groupe combat par Firmin GAMEL commissaire divisionnaire, alias “Ségur”, révoqué par Vichy et proche d’Albert SARRAUT (membre d’Ajax)

Maurice ESPITALLIER intègre le réseau MORHANGE grâce à Léo HAMARD autre policier. Il participe à l’élimination d’un milicien de l’Isle Jourdain (Gers) terré dans une maison de maître à Saint Lys (à 20 km).

De même il capturera et exécutera avec BOUSQUET, Dallard du Breuil, ex officier qui avait dénoncé auprès du SICHERHEITSDIENST ( service d’ordre et de renseignement des SS) l’ancien patron du journal « la Dépêche du Midi » Maurice SARRAUT.

Dans la nuit du 13 au 14 Décembre 1943 il échappa aux allemands en rentrant chez lui rue de Châteaudun, mais sa femme Juliette est arrêtée et déportée à Ravensbrück d’où elle reviendra fort heureusement.

En janvier 1944 il part à Lyon sur la demande d’Achille PERRETI (futur président de l’Assemblée Nationale) dirigeant du réseau « Ajax » pour prendre les rênes localement. Sa mission : fournir informations sur centrales électriques, usine d’aviation et agents ennemis.

Mars 1944 Taillandier le réclame à Toulouse où il revient mais en passant par Montauban où il libère Paul Favre interné par les feldwebels, et s’enfuit rapidement grâce à une voiture fournie par l’inspecteur LASSALLE des Renseignements Généraux.

5 juin 1944 : à Auch (Gers) il exécute un agent français BERTHOUMIEU ,travaillant pour les services de sécurité allemands, en pleine rue et près de la Feldgendarmerie. Dans ce département il est à l’origine d’environ 150 arrestations.

6 juin 1944 : il rejoint le maquis de Saint Lys (Haute Garonne) qui sera ensuite attaqué par les SS de la division Das Reich le 12 juin. Il en réchappe et est admis dans le maquis du Gers.

En janvier 1944 il est révoqué puis réintégré à la libération pour finir sa carrière comme commissaire divisionnaire. Termina sa carrière en Outre-mer.

Il décéde en 1999 après avoir éliminé pas moins de 25 agents ennemis.

Un rond-point à Toulouse porte son nom.

Distinctions :

Croix de guerre avec palmes, rosette de la médaille de la résistance, Officier de la Légion d’honneur.

 

Nota : son fils FREDDY fut lui aussi résistant à 16 ans. Croix du combattant volontaire de la résistance, Officier de la Légion d’honneur. Fut commissaire principal à Draguignan.

 

Sources :  pages internet..journal “la dépêche du midi”